‹ Les Champignons Vénéneux d'AlgérieChapitre 8 sur 29 · AVE · texte numérisé non relu

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Price, Illustr. Fungi, f. 28 (médiocre).

Radais, Tableau Champ. qui tuent, f. 1 (très bonne).

Richon et Roze, Atl. Champ. t. 13, f. 1-5 (bonnes).

Ricken, Blatterpilze, t. 75, f. 2 (assez bonne).

Rolland, Bull. Soc. Myc., 5, 1889, t. 4, f. 2 (bonne).

Rolland, Atl. Champ., t. 3, f. 3 (bonne),

Roques, Hist. Champ., t. 23, f. 1-2 (assez bonne).

Roumeguère, Crypt. ill. f. 119 (N. v.)

Rothmayr, Pilze Schweiz, t. 37 (assez bonne).

Sicard, Hist. Nat. Champ. t. 5, f. 16 (médiocre).

Staude, Schwamme, t. 10, f. 1-2 (N. v.)

St-Pierre, Dict. bot., f. 229 (N. v.)

Taylor, Handb. Mushr., 5, t. 15, f. 8 (figure médiocre de la forme américaine), -

Tenore e Pasquale, Atl. Bot., 1, t. 46 (N. v.)

Underwood, Moulds, t. 8, f. 12 (N. v.)

Vaillant, Bot. Par. t. 14, f. 5 (bonne figure noire).

Valenti-Serini, Fung. Sen., t. 3, 4 (médiocres).

Venturi, Mic. Brescia, t. 40, f. 4-5 (forme jaunâtre, assez bonne).

Vittadini, Fungh. Mang., t. 17, f. 1-2 (bonnes).

Viviani, Funghi d'Italia, t, 15, f. 1, 3, 4, 5 (médiocres ou douteuses).

Voglino, Nuov. Giorn. Bot. Ital., 10, t. 7, f. 2 (fruct., n. v.)

White, Hym. Connect. t. 2 (N. v.)

Williams in Asa Gray Bull. 6 (1898), t. 5. f. 1 (N. V.)

Description de la forme Nord-Africaine. — Carpophores isolés ou en troupes, non hygrophanes ; saveur douce ; odeur taible ; chair blanche ; spores en masse blanc pur.

Pied conique puis subcylindrique (8 12 X 1-1,8 cm.), renflé à la base en un bulbe subglobuleux atteignant 4,5 cm. d'épaisseur, fibro charnu, subspongieux dans le bulbe farci d’une moelle soyeuse au-dessus, séparable du chapeau, sec, blanc, glabre ou un peu floconneux ou souvent taché d'olive ou de jaune-olive pâle par des squamules apprimées ; anneau supère, ample, pendant, membraneux, blanc, strié sur la face supérieure ; ‘volve en forme de sac, assez ample, membraneuse ; blanche ou blanchàtre, soudée à sa base avec le bulbe, laissant rarement une ou quelques plaques blanches membraneuses et séparables sur le chapeau. |

Chapeau (5-11 cm. diam.) convexe puis aplani, non mamelonné, assez épais, charnu-fragile ; revêtement plus ou moins séparable, légère-

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tent visqueux par temps humide, glabre, ordinairement jaune olivätre (K : 261-256-25r), plus rarement olivâtre (K : 252), parfois décoloré et blanchâtre, finement rayé radialement par des fibrilles innées plus foncées (parfois peu apparentes) ; marge non striée, involutée puis étalée, conco- Jore ou plus pâle.

Lamelles serrées, non séparäbles, ventrues, plus où moins arrondies aux 2 extrémités, libres, larges, minces, blanches, à arête pruineuse ; lamellules coupées carrément.

Arête hétéromorphe par des poils renflés subzlobuleux ; trame des lamelles bilatérale ; basides claviformes, 30-45 X 9-12 y ; spores hyalines, lisses, farcies de gouttes d'huiles, subglobuleuses apiculées, 8-10 X 7-9 w.

Variations. — L’Amanita phalloides est assez variable, aussi bien en Europe qu’en Amérique, un peu moins peut-être dans l’Afrique du Nord. On a décrit les formes suivantes :

Genuina (Ferry). — C'est le type à chapeau vert-olive, peu fréquent dans l’Afrique du Nord.

Virescens (F1. Dan. t. 1246). — Chapeau jaune-olivâtre. C’est cette forme qui paraît la plus répandue dans l’Afrique du Nord.

Viridis (Pers.) — Difère à peine de virescens par son chapeau d’un vert moins jaunâtre (Europe).

Citrina (Fr.) — Chapeau jaune à peine verdâtre (Europe). Olivacea (Krombh.) — Chapeau olive foncé (Europe).

Bicolor (Roum.) — Chapeau blanchâtre avec le centre noirâtre (Europe).

Ochroleuca (Forq.) — Chapeau blanchâtre lavé d'isabelle au centre (Europe).

Umbrina (Ferry). — Chapeau brun-ombre (Ferry, t. 4, f. 5) (Europe).

Les formes américaines, bien plus distinctes, méritent d’être considérées comme formant une variété distincte : var. fuliginea Ferry, Amanites. p. 94, t. 4, f. 1-4. Elles ont le chapeau bistre, olive ou brun-clair, la chair se tachant lentement de brun dans les parties blessées, la volve beaucoup plus fragile, se rompant le plus souvent circulairement près de son insertion, et laissant fréquemment de nombreux petits fragments sur le chapeau. Ce mode de rapture de la volve rapproche cette variété de l'A. mappa.

Enfin on a décrit en Europe et en Amérique une forme blanche, qui ést identique à l'A, verna (Fr.) et doit être considérée elle aussi comme

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unê variété, que nous avons trouvée en Algérie ét que nous étudierons à part. On peut encore rattacher à l’A. phalloides, à. titre de variété, l'A. virosa (Fr.) qui ne paraît pas exister dans l’Afrique du Nord.

Habitat et biologie. — En France, Ferrx admet que l’A. phalloides se rencontre aussi bien sous les résineux que sous les feuillus, aussi bien dans les sols calcaires que dans les sols siliceux. Nos observations personnelles ne sont pas d’accord avec ces observations : nous avons toujours vu l'A. phalloides en terrain siliceux, argilo-siliceux, argilo-calcaire, mais non sur les calcaires (non modifiés par une décalcification superficielle ou une accumulation considérable d’humus). De plus, comme Ricxex et Bresanora, nous avons vu JA. phalloides surtout sous les arbres feuillus, particulièrement sous les chênes et les châtaigniers. Elle croît aussi sous les résineux, mais seulement lorsqu'ils sont mélangés de feuillus.

Dans l’Afrique du Nord, l’A. phalloides est nettement un satellite des Chênes, en terrain siliceux, schisteux, argilo siliceux ou argilo-calcaire. Nous ne l’avons jamais vue en terrain calcaire. C’est dans les forêts de Quercus Suber et de Q. Mirbeckii qu'elle est le plus abondante; on la rencontre toutefois aussi sous Quercus Îlex. Cette dépendance de l'A. phalloides vis à-vis des Chênes est probablement due à une association mycorrhizique de son mycélium avec les racines de ces arbres ; la démonstration de cette hypothèse reste toutefois à faire.

-Nous n’avons jamais rencontré l'A. phalloides dans les forêts de Cèdres non mélangés de Chênes, par exemple dans celle de l’Atlas de Blida, pas plus que dans les peuplements purs de Pinus halepensis. Dans l'Afrique du Nord, l’A. phalloides, dont le mycélium est pérennant commence à fructifier environ vingt jours après les premières pluies d’automne, soit en octobre ou novembre, rarement en décembre. La fructification se prolonge pendant un à deux mois environ.

Répartition dans l’Afrique du Nord. — L'Amanila phalloides est répandu, dans les conditions stationnelles indiquées ci-dessus, dans tout fe Tell, particulièrement dans-le Teil Constantinois, les-deux Kabylies et la Khroumirie ; il est fréquent près d'Alger dans la forêt de Quercus Suber de la Réghaïa, au dessus de Blida dans les forêts de Quercus Ilex.

:: Cuiture. — Personne, à notre connaissanée, n’a obtenu de cultures de ra. phalloides. Nous avons vainement tenté des ensemencements de spores sur gélose, gélatine et carotte et des bouturages aseptiques sur les ‘mêmes milieux. L'essai mériterait d'être repris en variant les milieux et en utilisant pour les bouturages des carpophores très jeunes.

Toxicité. — La toxicité étant identique chez l'A. phalloides et sa var. verna, sera étudiée d’une façon générale pour l'espèce A. phalloides (sensu lato) après la description de la var. verna.

Amanita phalloides (Fr.) Quél. var. verna Fr.

Synonymie. — Amanila verna Gill. Hym. p. 37. — Agaricus phalloides Fr. var. vernus Fr. Hyÿm. Eur. p. 19. — Amanita bulbosa var. alba Pers. Syn. p. 251. — Agar'cus vernalis Bolt. Fung. Halifax, t. 48. — À. virosus Secr. Mycogr. n° 6; non Fr. — À. solitarius Gonn. et Rab. Mycol: Eur. 122, tnt, 9e noniEr)

Icones. — Arcangeli, Fungh. mang. vel., f. 1 (N. v.).

Atkinson, Mushr. p. 60, f. 59-61, p. 56, f. 55 (bonnes photographies).

Atkinson, in Bailey, Cycloped. Amer. Hort. f. 1443 (bonne figure noire).

Baillon, Dict., 4, p. 313,f. 1 (N. v.)

Baillon, Bot. crypt., p. 93 (N. v.)

Barla, Champ. Nice, t. 4. f. 1 (bonne).

Barla, Champ. Alpes-Mar., t. 1, f. 7-0, t. 4, f. 1-4 (bonnes).

Bauhin, Hist. plantes. p. 826 (N. v.)

Bayle-Barelle, Desc. Füng. t. 1 (N. v.)

Bei, Champ. Tarn, t. 10 (assez bonne).

Bernardin, 60 champignons, t. 4, fig. gauche (médiocres).

Boudier, Icon. Mycol. t. 2 (très bonne).

Bresadola, Fung. mang., t. 4 (très bonne).

Britzelmayr, Leucosp., 329 (assez bonne).

Bulliard, Champ. France, t. 108.

Cooke, Austr. Fung. t. 1, f. 1 (assez bonne).

Dietrich, Deut. Krypt. Gew, 3, t. 1, fig. sup. à, b,c, d, (médiocres).

Dufour, Atlas champ. t. 1, f. 1 (bonne). -

Dumée, Atlas champ., t. 7. (bonne)

Eloffe, champ. t, 5, f. 2 (douteuse, pourrait être aussi bien A. mappa f, alba).

Farneti, Fungh. mang., f. 30, t, 1, f. 4, k(N. v.)

Garofoli, Fung. tartuf., f. 10 ;t. :, f. c (assez bonnes, mais f, c. trop bleue),

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