‹ Les champs et la merChapitre 27 sur 49 · A UN PUBLICISTE BELGE · texte numérisé non relu

A UN PUBLICISTE BELGE

Ils bombardent Paris ! Ah ! si la France expire, C^est que le ciel voudra, dans sa sévérité, Pour la deuxième fois, par un nouveau martyre, Au prix d'un flagellé sauver l'humanité.

Le mal était plus grand, car le supplice est pire ; Il avait moins souffert, l'ancien ressuscité : Moins sanglant fut Taffront; plus insultant sourire Ouvre sa fleur d'enfer sur plus de cruauté.

Lorsque tout l'abandonne et rit de sa souffrance, Ta noble voix, Bertram, vient soutenir la France Qui n'a près de sa croix pas même un bon larron.

Ami, merci. Viendra Pheure de délivrance; Quand de la vérité sonnera le clairon, Puissé-je t' embrasser dans l'arche d'alliance !

Page 1