‹ Les champs et la merChapitre 7 sur 49 · LA PAIX DES BOIS · texte numérisé non relu

LA PAIX DES BOIS

Une eau paisible dort son doux sommeil sans rides Sous le bois, brun miroir qu'aucun vent n'a troublé ; Dans Tombre et la fraîcheur, l'or vert des cantharides Luit sur le frêne : au loin, de ses rayons torrides. Lorsque le fauve été fait flamboyer le blé, Sous le bois, brun miroir qu'aucun vent n'a troublé. Une eau paisible dort son doux sommeil sans rides.

Parsemant le gazon sombre de fleurs de feu, Le gai soleil se joue au milieu du mystère; Çà et là le feuillage obscur s'écarte un peu,

Et le tranquille ciel, d'un regard calme et bleu, Azuré, par endroits, cet abri solitaire Où le gai soleil joue au milieu du mystère, Parsemant le gazon sombre de fleurs de feu.

Le cordial parfum de la menthe sauvage Circule dans Tair pur où passent les chansons Du jaune loriot, du merle au noir plumage : Le frêle roitelet y mêle son ramage Et tandis qu'il sautille au cœur brun des buissons. Circule, dans Tair pur où passent les chansons, Le cordial parfum de la menthe sauvage.

C'est là que le poëte amoureux va s'asseoir, Loin des bruits importuns et des gloires du monde. Car il aime ce lieu, surtout quand vers le soir Le grand soleil qui semble un immense ostensoir Resplendit au travers des branches qu'il inonde. Loin des bruits importuns et des gloires du monde. C'est là que le poëte amoureux va vS^asseoir,

Il suit son rêve errant sur le miroir sans rides. Et libre des soucis dont son cœur fut troublé. Parmi les essaims d'or des vertes cantharides

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