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V. Annales de dermat. et de syphil., l8g3, p

CHANCRES DK I.A MAIN.

conque); — tantôt dans une dermatose eczémateuse ou eczéma toïde altérant et exfoliant l'épidémie, c'està-dire diminuant la protection tégumentaire; — tantôt dans des engelures, des gerçures, des crevasses du dos de la main. ou des extrémités des doigts (ainsi l'un de nos collègues, chirurgien, a été infecté sur des gerçures des doigts consécutives à de fréquentes ablutions avec l'acide phénique et le sublimé) ; — tantôt enfin et assez fréquemment (notez bien ce fait, très essentiel pour la prophylaxie) dans ces petites lésions innommées en pathologie, mais portant en langage vulgaire le nom d'envies, qui se produisent au pourtour latéral de l'ongle et consistent en des soulèvements de fines languettes épidermiques. La chute ou l'arrachement de ces languettes laisse à leur base de minuscules dénudations dermiques, lesquelles, si insignifiantes soientelles, n'en suffisent pas moins à la pénétration du contage. Ainsi, plusieurs de nos confrères ont l'absolue certitude, m'ont-ils affirmé, « d'avoir pris la contagion par de petites envies péri-unguéales qu'ils avaient négligé de recouvrir, bien que continuant l'exercice de leur profession ».

Tous ces faits tendent bien à démontrer que la contagion s'exerce usuellement sur la main, comme ailleurs, par une effraction du derme. Mais cette condition, c'est-à-dire la dénudation dermique, est-elle une condition indispensable à la contagion? Eternel et insoluble problème, sur lequel on a discuté à satiété sans jamais aboutir à rien de positif.

Certes, il est démontre'- par l'expérience journalière qu'une peau rigoureusement indemne et pourvue d'un épiderme en bon état, résiste à l'introduction du contage déposé à sa surface. Car, s'il en étail diflërem-

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