CHANCRE ANAL
CUANCItE
RECTAL.
i° Surveiller les garde-robes' et prévenir la constipation, en ne perdant pas de vue que certains malades, dans la crainte des douleurs déterminées par la défécation, retardent le plus possible le moment d'aller à la selle.
i° Ne permettre aux malades d'aller à la selle qu'à la suite d'un grand lavement huileux, destiné à diluer les matières non moins qu'à en rendre le passage plus facile. Il est d'expérience en effet qu'un bol fécal volumineux et dur court risque de distendre et d'érailler, voire de déchirer la surface du chancre.
3° Avant chaque selle, onctions graisseuses sur l'anus, en vue de protéger, dans la mesure du possible, la surface du chancre contre des contacts irritants.
4° Ablutions prolongées après chaque selle, et pansement immédiat à la suite.
Joignez à cela l'usage de grands bains et de bains de siège fréquemment répétés (un bain général tous les deux ou trois jours, un bain de siège matin et soir dans une décoction tiède de guimauve), et vous aurez l'ensemble du traitement qui convient le mieux au chancre de l'anus.
ni. — Les mêmes indications se présentent à remplir pour le chancre rectal, qui, lui aussi, sera pansé de la même façon (soit ' avec des mèches enduites de pommades à l'iodoforme, soit encore avec des suppositoires iodoformés).
Le Dr Campenon dit s'être bien trouvé, pour combattre l'élément douloureux et l'élément septique, de grandes irrigations chaudes de chloral (à un gramme pour ioo grammes d'eau), portées dans le rectum par une sonde à double courant, laquelle offre l'avantage
de ne pas distendre l'inleslin. C'est là une pratique à ne pas oublier'.
En tout cas, une indication plus urgente est celle de lavements fréquents (lavements à la décoction de guimauve ou à l'eau boriquée, matin et soir), en vue d'exonérer l'intestin, d'éviter la distension de l'ampoule rectale et surtout la stagnation irritante des matières au contact du chancre.
i. V. Bulletin de thérapeutique, 1894, t. I, p. 2ai.