‹ Les chancres extra-génitaux [electronic resource]Chapitre 17 sur 132 · I IU · texte numérisé non relu

I IU

C1IANCHE DE LA LANGUE

malaisée à reconnaître, au moins pour la grande majorité des cas.

Jusqu'ici, vous le voyez, pas d'embarras diagnostiques bien sérieux.

ni. — En revanche, voici venir une difficulté vraie, avec laquelle il faut souvent compter en clinique, à savoir : la différenciation du chancre ulcéreux et de Y ulcère tuberculeux lingual. Je m'arrêterai longuement sur ce diagnostic différentiel, et pour cause, car il intéresse non pas seulement les chancres de la langue, mais tous les ohancres buccaux, l'ulcère tuberculeux pouvant affecter les points les plus divers de la cavité buccale.

Bien évidemment, ce n'est pas l'ulcère tuberculeux chronique que j'aurai en vue dans ce qui va suivre. Pour celui-ci, en effet, le diagnostic différentiel n'est pas à faire; il est tout fait, car il ressort en pleine évidence et de la chronicité même de la lésion et de l'absence d'accidents syphilitiques à une époque où ces accidents se seraient produits depuis longtemps s'ils avaient eu à se produire. Ce qui, seulement, va être en cause, c'est l'ulcère tuberculeux encore jeune, datant par exemple de quelques semaines, ou seulement constitué depuis peu de temps à l'état d'ulcère. Dans ces conditions une erreur est possible, voire possible en double sens. Ainsi, l'ulcère tuberculeux peut être pris pour un chancre, et, réciproquement, le chancre peut être pris pour un ulcère tuberculeux.

Le problème posé dans ces termes, voyons de quels éléments nous disposons pour le résoudre.

Ces éléments sont multiples et d'ordres divers. On peut, comme à propos d'un diagnostic différentiel qui nous a occupés précédemment, les diviser en trois

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