‹ Les chancres extra-génitaux [electronic resource]Chapitre 42 sur 132 · CHANCRE DE LA PITUITAIEE · texte numérisé non relu

CHANCRE DE LA PITUITAIEE

du nez étaient épaissies et élargies; la sons cloison était abaissée. Sur toute eette région s'étendait une teinte rose sombre, livide ou plutôt violacée, lie de vin. Si bien que le malade, honteux de sa figure, n'osait plus se montrer dans la rue1 ».

Et c'était bien pis encore dans un cas de chancre de la narine qu'a récemment relaté mon collègue et ami le DrG. Thibierge : « Non seulement la narine gauche, très élargie et considérablement tuméfiée, formait avec le lobule une masse résistante et presque cartilagineuse; non seulement le nez était hypertrophié en totalité et couvert d'une rougeur livide; mais encore la lèvre supérieure se présentait augmentée de volume, et la rougeur se prolongeait sur les deux joues, en remontant jusqu'à

l'insertion des paupières qui étaient œdématiées En

sorte que l'impression première, à la vue d'une telle lésion, était celle d'un érysipèle*. »

Pour importantes et menaçantes qu'elles soient en apparence, ces complications lymphangitiques et pseudoérysipélateuses ne présentent rien de grave. Traitées, et cela même de la façon la plus simple, elles s'évanouissent rapidement.

En sorte qu'au total les chancres du vestibule nasal et de la pîtuitaire restent exempts de tout accident sérieux. Ce sont des chancres qui, comme règle à peu près générale, se cicatrisent assez facilement et ne laissent pas trace de leur passage sur les tissus.

On n'aurait à citer que quelques très rares exceptions à celte règle. A savoir, comme exemples : un cas du Dr Castex, dans lequel un chancre narinaire « prit une forme ulcéreuse, rongeante, et détruisit une partie de

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