C HANCHES
CHANCRES DE L'OEIL
La première description du chancre oculaire est due à Ricord et remonte à ]85o\ Ce fut à cette époque — je le tiens du maître — « une véritable surprise, presque un événement ».
Depuis lors, les observations de chancre de l'œil se sont multipliées à l'infini. La fréquence même en est devenue toujours croissante, à mesure que la possibilité d'une telle localisation pour le chancre allait se vulgarisant. A preuve le contraste des deux chiffres suivants. Dans une statistique ancienne de Zeissl, ce chancre ne figurait que dans la proportion de i sur 20.000 chancres de tous sièges; et, dans la statistique toute récente de Fortuniadès 2, il s'élève à la proportion de 1 sur 5oo; c'est-à-dire qu'il serait devenu 4o fois plus fréquent.
Ma statistique personnelle ne signale qu'un nombre fort peu élevé de chancres oculaires. Mais inutile de faire remarquer qu'elle ne comporte aucune signification en l'espèce. Ce n'est pas en effet chez un syphiliographe qu'où vient consulter pour une lésion de l'œil, alors surtout — comme d'usage — qu'on ne suspecte pas l'origine vénérienne de celle lésion.
t. V. Annales d'oculislique, i85o, vol. xxiv, p. 233. 2. V . fortuniadès, Étude sur le chancre syphilitique des paupières^ Thèses de Paris, 1890.
V. aussi David de Beck, Du chancre syphilitique des paupières el de la conjonctive, Contributions from the Ophthalmic clinic médical Collège of O/iio, 1886.
CHANCHKS DE l'œIL.
Division. — Les chancres de l'œil se divisent loul naturellement en trois groupes, à savoir: