‹ Les chancres extra-génitaux [electronic resource]Chapitre 47 sur 132 · V. Monatshefte fiir praktisclu Dcrmato(o»i · texte numérisé non relu

V. Monatshefte fiir praktisclu Dcrmato(o»i

ÉTIOLOGIE. igg

cas de contamination semblable1), voire, m'a-t-on assuré, en certains villages de Bretagne.

P) Des contagions de môme ordre (que je range dans ce paragraphe, bien que médiates, pour les rapprocher des précédentes) ont encore dérivé quelquefois de non moins sales pratiques qui restent en usage, voire en honneur, dans les basses classes et spécialement dans le public des nourrices. A citer comme spécimen celle qui consiste à débarbouiller les enfants avec de la salive ou bien encore à laver les yeux des enfants soit avec de la salive, soit même avec de Y urine. Exemples :

Une observation du Pr Leloir est relative à un jeune enfant qui contracta un chancre de l'œil pour avoir été débarbouillé avec la salive d'une femme alors affectée de syphilides buccales.

Un enfant de vingt-cinq mois était affecté de blépharite. Une femme, qui suppléait sa nourrice de temps à autre, lui nettoya les yeux avec un de ses doigts imbibé de salive. Or, comme à cette époque elle était affectée de nombreuses plaques muqueuses buccales, elle ne manqua pas de transmettre la contagion à l'enfant sous forme d'un chancre induré de la paupière inférieure.

y) Enfin, pour ne rien omettre de ce qui a trait aux divers modes de la contamination oculaire directe, force m'est d'ajouter que, d'une façon authentique, mais à coup sûr très exceptionnelle, l'œil a pu recevoir directement la contagion des régions génitales. Ce mode immonde se trouve attesté par quelques observations.

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