‹ Les chancres extra-génitaux [electronic resource]Chapitre 51 sur 132 · CU ANCRES DE L'OEIL · texte numérisé non relu

CU ANCRES DE L'OEIL

qui, réellement, puissent ici donner le change, à savoir: i° La conjonctivite diphthèritique, qui parfois est vraiment très analogue d'aspect au chancre pseudomembraneux. — Elle s'en distinguera toutefois « par ses fausses membranes, qui sont plus étendues, plus épaisses, plus crémeuses que ne l'est la couenne diplithéroïde du chancre; — par la coexistence habituelle d'ulcérations cornéennes; — par l'absence d'induration comparable à l'induration chancreuse; — par une adénopathie plus inflammatoire que celle du chancre; — et, au besoin, par l'examen bactériologique, qui fixera le diagnostic en révélant le bacille de Lœffler, associé ou non au

streptocoque ou au staphylocoque D'ailleurs, c'est

une affection bien plus commune chez l'enfant que chez l'adulte » (Dr Terson).

2° Les syphilides go/nmeuses palpébrales, susceptibles d'affecter parfois une physionomie tout à fait chancriforme. Jugez-en par cette belle aquarelle1, où vous voyez reproduiles deux lésions de cet ordre occupant la face interne de la paupière supérieure, lésions mesurant l'étendue d'une pièce de cinquante centimes pour l'une et d'un haricot pour l'autre, lésions ulcératives, mais à peine creuses, sans bords bien accentués, à surface lisse, de teinte opaline ou légèrement jaunâtre. Vraiment, ne dirait-on pas deux chancres?

Mais, d'abord, de telles lésions sont extrêmement rares en ce point, voire, je crois, plus rares que le chancre, qui cependant n'y est guère commun. D'autre part, l'absence d'adénopathie, les antécédents morbides, et enfin, comme critérium thérapeutique, l'action rapidement modificatrice et curalive de l'iodure, suffi-

i V. Collect. partie, plioiogr. n° 53.

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