‹ Les chancres extra-génitaux [electronic resource]Chapitre 80 sur 132 · V., de plus, Duncan Bulkley, ouv. cité, p. iy · texte numérisé non relu

V., de plus, Duncan Bulkley, ouv. cité, p. iy

CHANCRES DU TRONC ET DES Mk.MIMF.S.

infernale, et 2" le porte-crayon ou, pour mieux dire, la pince qui soutient le crayon. Or, du caustique ou du porte-caustique, lequel est le coupable en l'espèce, j'entends lequel transmet le contage?

Est-ce le crayon? Cela, théoriquement, paraît peu vraisemblable, étant données les qualités chimiques du nitrate d'argent, corps destructeur des molécules organiques. Il est vraiment peu probable que le contage syphilitique, virus ou microbe, puisse se conserver inaltéré sur un tel corps, y subsister et y vivre, pour émigrer ensuite avec toutes ses qualités pathogènes sur un organisme sain.

Est-ce donc le porte-crayon? Probablement oui, et cela dans les deux conditions où ce porte-crayon peut être mis en contact avec la plaie au moment de la cautérisation, à savoir : i° lorsque l'instrument est promené obliquement ou presque horizontalement sur la plaie; — 20 lorsque le crayon est très court, usé et réduit à un simple tronçon qui dépasse à peine l'extrémité de la pince. — On conçoit, en effet, que sur cette pince, faite d'un métal indifférent, le virus ou le microbe puisse se conserver sans décomposition, c'est-à-dire en état de viabilité propice à une transmission.

Donc, vraisemblablement, et sous toutes réserves, c'est le porte-caustique surtout et peut-être bien le porte-caustique seul qui est dangereux en l'espèce.

Mais, au surplus, peu importe; car cette dernière question n'est que d'ordre secondaire. L'essentiel, c'est le fait en lui-même, à savoir le danger de transmission syphilitique par les cautérisations au crayon.

Eh bien, ce danger — vous me pardonnerez la digression qui va suivre en raison du haut intérêt pratique

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