TRAITEMENT
Traitement prophylac tique.
Nous avons pu constater, que les chancres mous extragénitaux coïncidaient presque toujours avec des chancres mous génitaux. C’est donc l'hygiène qui avant toute chose sera ie meilleur traitement prophylactique : « Au-dessus de toutes les méthodes, planent la propreté et l’asepsie » (Audry). Les soins de propreté seront d’autant mieux respectés que le malade sera porteur d’une lésion, ou simplement d’une solution de continuité de l’épiderme.
Les frottements de la chemise, du pantalon, du caleçon, contribuent à éterniser la lésion, et à provoquer des localisa- Lions nouvelles par suite d’écorchures, écorchures de gale par exemple, comme dans le cas cité dans l’une de nos observations.
De plus, les chancres mous se rencontrent le plus généralement dans la basse classe « à cette catégorie de gens qui ont toujours les mains sales». Les doigts sont ainsi très souvent porteurs de germes : aussi les lavages des mains seront-ils répétés, el le médecin devra avertir le malade que ses doigts contaminés peuvent provoquer l'apparition de chancres mous, en différents points de son corps, et qu'il ne doit donc jamais toucher à son ulcération.
Cette recommandation paraît au premier abord un peu simpliste. Cependant, rappelons-nous que beaucoup de malades, connaissant la phrase fatidique : «Tu n’as pas la vérole parce que le chancre n’est pas dur », soucieux, recherchent tout le temps cette dureté absente : d’où infection perpétuelle de leurs doigts.
Enfin, au point de vue de la prophylaxie des chancres mous
lo
extra-génitaux, il faut avant toute chose soigner, ou plutôt se faire soigner la lésion primitive avec un soin méticuleux. Le malade aura en effet avantage à confier le traitement à un spécialiste où à son médecin.
Devant un malade porteur d’un chancre génital, obtenons qu'après chaque miction ou chaque toilette intime, il se lave soigneusement les mains, nettoie avec de la ouate imbibée d’eau bouillie les lésions, et les alentours. Evidemment, ces vœux ne peuvent être réalisables que pour une petite catégorie de malades. Mais en les ordonnant systématiquement, si l’on n’est pas sûr que les conseils seront suivis, du ‘moins aurat-on fait comprendre au malade, l'importance capitaie de la propreté en matière de prophylaxie.
Traitement curateur.
Le traitement des chancres mous extra génitaux se confond avec celui des chancres mous génitaux. Nous nous proposerons donc, d’énumérer rapidement les diférentes méthodes en insistant toutefois sur la sérothérapie et la vaccinothérapie méthodes relativement récentes.
Agents Chimiques
À. Causliques.
a) Chlorure de zinc : En 1841 Diday de Lyon le préconise comme abortif sous forme de pâte au chlorure de zinc.
Pâte de Canquoin :
ChlosurerderA10 Ce ere NU RE 60 Hlorure dantimMOINeEs’ rer Eee 30 Harine de troments.2 70 ASE Ru 150
b) Nütrale de plomb : Préconisé par Melazzo après lavage minutieux de l’ulcération. Les douleurs causées sont très violentes pendant quelques heures.
c) Nitrale d'argent : Employé par C. Tiersch dans les ulcérations à caractères serpigineux et phagédéniques, après une anesthésie générale au chloroforme,
Les douleurs consécutives sont très vives, et la statistique de Tiersch n'offre que des succès relatifs.
d) Acide phénique : Employé par Philip Harvey en 1886, en solution à 1 pour 60.
Montilier le recommande dans le traitement abortif du chancre simple.
e) Acide pyrogallique : Employé en 1880 par E. Vidal sous rme de pommade
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f) Tayuya : Pinochi l’emploi contre le phagédénisme de certains chancres sous forme de Leinture de tayuya diluée 3 à 4 fois.
g) Pâle carbo-sulfurique de Ricord :