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1 cm. 5 de large et ne déborde pas sur les narines. Les bords sont irrégulièrement découpés, mais non décollés.
Le fond de l’ulcération est rouge vif, luisant, suppurant peu. L'’ulcération est d’ailleurs peu profonde, et le fond presque de niveau.
Pas d’induration. Douleur modérée.
L’érosion sous-narinaire : Depuis l’entrée de la malade à lPhôpital, est apparue sous la narine droite, une nouvelle Itsion, grosse comme une lentille, plane, et dont la surface est légèrement croûteuse.
Pas d’adénopathie. Pas de ganglions hypertrophiés.
Aucune lésion génitale, ni anale.
Auto-inoculation positive à la cuisse droite avec le pus de l’ulcération linguale; à la cuisse gauche avec le pus de l’ulcération du dos du nez.
Intra-dermo réaction au PDmelcos : positive.
Présence de bacille de Ducrey :
19 Dans le pus de l’ulcération de la langue;
29 Dans le pus de lauto-moculation.
B.-W. : Négatif.
Observation IV
Chancre de la langue (Photinos : Bullelin de Dermalo et Syphiligraphie,
novembre 1934).
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Le nommé M.., âgé de 25 ans, entre à l'hôpital d'Athènes, pour une petite ulcération de la langue datant de dix jours. A l’examen, le malade a en effet, une ulcération presque lenticulaire, ronde, sur le bord libre de la langue à droite. Les bords de cette lésion sont réguliers et le fond est au contraire un peu irrégulier et couvert par un enduit jaunâtre. Toute l’ulcération est entourée d’une auréole rougeatre.
Nous n'avons pu palper qu'un petit ganglion du volume d’une lentille, sous le menton.
Malgré l'aspect clinique de chancre mou nous n'avons pas osé affirmer ce diagnostic avant l'examen de laboratoire. Le microscope montra, des bacilles de Ducrey en abondance. Le Dmelcos à
donné des résultats excellents. Après l’injection, l’ulcération du
chancre mou a été presque cicatrisée, c'est-à-dire en trois jours. Tous les examens pour dépister la syphilis furent négatifs.
Observation V
Chancre simple de la lèvre (Geraudel et Ménard : Bullelins et Mémoires de la Sociélé médicale des Hôpitaux de Paris : 21 octo-
bre 1909).
Homme âgé de 37 ans, plongeur. Entre le 22 septembre pour une ulcération de la lèvre supérieure.
À gauche de la ligne médiane, au-dessous de la narine gauche, une ulcération unique, de la surface d’une pièce de deux francs, à bords abrupts et rougeâtres, irréguliers et un peu décollés, à fond suppurant, La lésion était douloureuse et saignait à la pression. I] y avait un peu d’empâtement de la lèvre à ce niveau, mais aucune autre lésion cutanée, ni au voisinage, ni en aucun point du tégument, en particulier les organes génitaux étaient indemnes.
À ce premier examen le diagnostic reste en suspens.
À un second examen fait le 7 octobre, la lésion ne s'était pas modifiée. Un frottis de pus montra de nombreux cocci et des bacilles courts semblables aux bacilles de Ducrey. Inoculation brachiale nettement positive; dans le pus le bacille de Ducrey est abondant. Une pointe de feu est faite pour arrêter l’évolution de la lésion brachiale.
L’interrogatoire fait constater que : dans la première quinzaine de septembre le malade avait eu avec une fille publique, des rapports tant normaux que bucco-vaginaux. Or, il portait alors au niveau de la lèvre supérieure, une petite plaie faite quelques jours avant, par un jeune enfant qui l’avait griffé.
Cette égratignure, quelques jours après le contact s’est « envenimée », s’est mise à suppurer, à se creuser, Jusqu'à constituer la
lésion actuelle.
Observation VI
Chancre mou de la lèvre inférieure (Avon et Audier : Marseille médical,
mai 1929).
Cultivateur âgé de 35 ans, qui aurait eu depuis plusieurs mois des rapports avec des femmes suspectes.
Une d'elles l'aurait mordu, il y a dix jours environ, à la lèvre. Ils pratiquèrent ensuite des caresses spéciales. Il y a quatre jours, apparition, à la lèvre inférieure près de la commissure gauche, d’une lésion érosive de un centimètre de diamètre environ, à base très légèrement œdématiée, douloureuse, à fond sanieux, à bords taillés à pic, donnant l'apparence d’un chancre mou.
Adénopathie sous-maxillaire gauche, douloureuse à la pression.
L'examen d’un frottis a révélé la présence du bacille de Ducrey.
Pas de tréponème.
Observation VII.
Chancrelle de la lèvre inférieure.
(Pinard et Alpern : Bulletin de Dermalo el Syphil.., nov. 1931.)
Malade entre le 127 novembre 1931 pour une ulcération de la lèvre inférieure, accompagnée d’une tuméfaction sur la face latérale droite du cou. &’est un forain âgé de 47 ans. Il y a 20 jours environ, après avoir reçu un violent coup de poing sur la bouche, un petit hématome est apparu sur la lèvre inférieure; ? ou 3 jours auparavent, il avait eu des rapports buccaux avec une prostituée. Un jour après le traumatisme, trois à quatre jours donc après le rapport suspect, le. petit hématome prit l’aspect d’une bulle sanglante, qui augmenta en creusant sur la lèvre inférieure, à 1 centimètre de la commissure labiale, un peu plus petite qu’une pièce de 0 fr. 50, à bords nettement coupés; ulcération douloureuse, non indurée, recouverte d’une croûte. Lorsque l’on enlève celle-ci, l’ulcération saigne et laisse sourdre une goutte de pus.
Accompagnant cette ulcération, il existe dans la région sous-maxillaire et cervicale droite, une masse de volume d’une mandarine,
dure, douloureuse, peu mobile : adénite avec grosse péri-adénite. Plusieurs examens à l’ultra-microscope, n'ont pas permis de découvrir de tréponèmes. Par contre des frottis faits avec le pus, ont montré la présence de nombreux bacilles de Ducrey.
L'intradermo-réaction s’est révélée par ailleurs très positive. Une auto-inoculation pratiquée le 10 novembre, donne aujourd'hui le 12 novembre, un résultat positif.
Il s’agit donc d’une chancrelle de la lèvre inférieure, seule localisation : il n'existe en effet aucune chancrelle, ni génitale, ni des doigts.
Le malade est par ailleurs syphilitique. Accident primitif en 1909 : coexistence d’un chancre induré de la lèvre supérieure et d’un chancre induré de la verge.
La sérologie est aujourd’hui positive.
Chancres céphaliques secondaires.
Observation VIII.
Chancres mous de la langue et de l’amygdale.
(Gaucher et Druelle : Bulletin de Dermalo el syphil., 1909.)
X Georges, 20 ans, vient consulter pour ulcérations de la verge et de la langue, développés après un coït normal accompagné de contacts linguo-vulvaire. Huit jours après le contact infectant, on constate sur le pénis, des ulcérations multiples, développées dans le sillon balano-préputial. Ces ulcérations présentent tous les caractères des chancres mous : ulcérations isolées les unes des autres irrégulièrement circulaires, à bords taillés à pie et nettement décollés, à fond irrégulier, granuleux et suppurant, à base non indurée. À la partie médiane du sillon balano-préputial on trouve une lésion à bords déchiquetés.
Il n'existe pas d’adénite inguinale notable : à droite seulement les ganglions sont douloureux à la pression.
En même temps que se développaient ces lésions, apparition
d'une ulcération douloureuse de la langue. Cette ulcération siège
sur la face supérieure de l'organe à droite de la pointe de la langue. Elle se présente sous l'aspect d’une lésion antéro-postérieure entourée d’une zone où la muqueuse revêt une teinte rouge vif. Si l’on trace une ligne directe de chaque côté de cette fissure, elle s'ouvre et on se trouve en présence d’une ulcération de forme ovalaire de 4 à D mm. dans son grand diamètre et l’on y retrouve des caractères cliniques, analogues à ceux notés à propos des ulcérations pêniennes.
Le bord de l’ulcération est régulièrement ovalaire, mais nettement taillé à pic, et décollé; le fond est irrégulier, granuleux, légèrement suppurant, sa base est souple, non indurée.
Cette ulcération est très douloureuse spontanément, à la palpation et surtout pendant la mastication, Pas d’adénopathie sousmaxillaire, mais une mono-adénite volumineuse et douloureuse, située dans la partie moyenne de la région sous-maxillaire.
Pas de trace de syphilis.
Présence de nombreux bacilles de Ducrey.
Dix jours après le malade se plaint de souffrir de la gorge. L’examen montre une ulcération de la partie supra-externe de l’amygdale droite.
Les caractères objectifs la montrent avec la dimension d’une lentille; les bords paraissent irréguliers, déchiquetés; son fond est recouvert d’un exsudat blanchâtre. L'examen de cet exsudat révèle l'existence de rares bacilles de Ducrey.
Observation IX.
Chancre mou de la langue.
(Gaucher et Druelle, Sociélé de dermalologie, 1910.)
P... Victor, 45 ans, vient consulter le 15 mars 1910, pour des ulcérations de la verge et de la langue qui ont débuté il y a environ douze jours.
Le malade est syphilitique depuis 10 ans. Il a eu à cette époque, un chancre de la verge, qui a été bientôt accompagné de plaques muqueuses de labouche. Le malade n’a jamais suivi de traitement mercuriel.
Il y a 15 jours, le malade pratique un coït normal, accompagné