‹ Les Chancres Simples Extra-GénitauxChapitre 45 sur 51 · GE · texte numérisé non relu

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pâli mais est devenu plus dur. 18avril. Gingivite et stomatite mercurielles.

21 avril, — Menstrues, 26 avril. Le malade quitte l’hôpital.

Cette observation constitue le seul cas de chancre simple de la mamelle existant dans la science.

La seule confusion possible pourrait être faite avec une ulcération gommeuse. En ce sens plaiderait la lésion pharyngée de nature douteuse. Mais le manque total de syphilis dans l’anamnèse et tous les autres symptômes observés chez la malade plaident en faveur du diagnostic de chancrelle.

Soit donc en tout 4 observations seulement de cette catégorie de chancres.

Un chancre de l’épaule (obs. XXXVII) un chancre du thorax (obs. XXXV) un chancre dela région sousombilicale (observation XXX VI) et enfin un chancre du sein (observation XXXVIII).

Ces rares localisations de la chancrelle ne présentent rien de bien spécial, sinon une tendance à occuper un

cespace considérable, nous voyons en effet une ulcération de 8 centimètres de large sur 4 centimètres de haut., c’est là un fait exceptionnel, rarement dans la zone génitale, le chancre simple atteint de telles dimensions. Il est - probable que ce sont là les résultats d’une thérapeutique mal appopriée et certainement irritante.

Avec ces chancres pas d’adénopathie perceptible, et

dans aucun cas il n’y eut de bubon suppuré.

Aux chancres du tronc nous ajouterons les chancres de

la région anale, ces dernières sont d’une grande fréquence mais ne présentent rien de bien spécial, nous ne

nous appesantirons donc pas beaucoup sur leur étude.

Chancres de l’anus.

Les chancres de l’anus sont plutôt des chancres périgénitaux que véritablement extra-génitaux.

On les rencontre le plus souvent chez la femme que chez l’homme, d’abord parce qu’elles payent un plus lourd tribut à la sodomie, puis parce qu’elles sont plus exposées aux érosions, aux fissures sur lesquelles le pus chancreux peut s’inoculer, enfin en raison des rapports de voisinage de la vulve et de l'anus.

Les statistiques publiées sur ce point sont significatives. Nous trouvons en effet chez la femme 25 chancres de l’anus sur 206 et chez l’homme 7 sur 1388 soit 1 sur 8 pour le premier cas et 1 sur 200 dans le second. (Statistique Jullien). Statistique Le Pileur, 49 fois sur 7 malades.

Ces chancres siégent plus ou moins loin de l’orifice anal, beaucoup se développent entre les plis radiés et s’étendent jusqu’au niveau du bord supérieur du sphincter interne, qu'ils ne dépassent que très rarement.

Ils sont de forme allongée, et ont fréquemment la forme d’un bissac. Leur dimension varie de la grosseur d’une pièce de 20 centimes à celle d’une pièce de 5, de 10 centimes, voire même de 5 francs.

Les chancres de l’anus sont fréquemment multiples, ils

Lys sont ordinairement au nombre de deux, l’un en avant, l’autre en arrière de l’orifice, rarement latéraux.

Ces chancres peuvent être l’occasion de douleurs assez vives provoquées par la défcation, la marche, la position assise. Ils déterminent fréquemment du ténesme, des épreintes, et on a quelquefois été obligé de les traiter par la dilatation (Péan).

La durée varie de 3 à 4 semaines en moyenne mais elle peut être beaucoup augmentée surtout si elle coïncide avec des hémorroïdes.

En résumé peu ou pas de différences avec le chancre simple génital.

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