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ait continué à baisser durant la guerre. Cela ne peut s'expliquer, dit-il, « que par un élément nouveau : l’élévation intérieure des prix, paï suite de l'inflation monétaire ».
« Certains auteurs, écrit M. Nogaro (1), poussent la confiance dans cette théorie d'équilibre automatique jusqu'à ce point qu'ils ne croient pas pouvoir expliquer l'existence d’une dépréciation continue du change sans faire intervenir un facteur qui empêcherait le mécanisme d'équilibre de jouer. » Et à l'explication de M. Rist, M. Nogaro répond : « Des observateurs superficiels se contenteraient peut-être d’objecter qu’il n’est pas très surprenant que la prime d'exportation résultant de la perte au change ne suffise pas à développer l'exportation dans un pays en état de guerre qui consacre toutes ses forces productives à la fabrication des armes et des munitions, et qui subit, d’ailleurs, un blocus rigoureux. Mais cette thèse mérite d’être examinée en elle-même, et il est intéressant de rechercher, si, en temps de paix, il est exact que, à défaut d'inflation, la balance des comptes se redresse automatiquement et, avec elle, le change. Or l'exemple de l'Allemagne après la guerre nous montre un change tombant indéfiniment, alors que les émissions de billets à partir de 1919 tout au moins sont généralement en retard sur la chute du change et d’une progression tellement inférieure à celle de la hausse des prix que cette apparente inflation n’est qu’une contraction monétaire atténuée. « La vérité est, conclut M. Nogaro, que, si l’on peut voir dans la chute du change un facteur d’équilibre tendant à le redresser, on ne saurait, même en temps normal, considérer l’action de ce facteur d'équilibre comme décisive. » Le mark subit une baisse continue, de la fin de la guerre à mars 1920.
Vers la fin des hostilités, le mark était encore à 50 ou 60 0/0 de sa parité d’avant-guerre sur la Bourse d'Amster-
(1) La monnaie et les phénomènes monétaires contemporains, p.211, note.