I. — CHEVALIER, MULT ESTES GUARIZ
probable à laquelle fut composé ce chant de croisade. L'écriture est antérieure à la fin du douzième siècle.
Nous avons fait à la transcription de cette pièce l'application des formules du premier mode avec anacrouse.
TEXTE CRITIQUE (l)
Chevalier, mult estes guariz, Oiiant Deu a vus fait sa clamur Des Turs - — -^ ^— |— ^— ^— ^ — ^ — i
e des Amoraviz, Ki li unt fait tels deshenors. Cher a tort unt ses fieuz
saisiz; Bien en devums aveir dolur, Cher la fud Deu pri- mes servi E
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reconu- u pur se^nuiir. Ki ore i-rat od Lo- o-vis Ja mar d'enfern a-
vrat pou-ur, Char s'aime en iert en pa- rc- is Od les angles nostre Scgnor.
1. La première ligne de l'original présente la confusion de notes que voici :
Che-va- lier mult estes La seconde portée se réduit à deux lignes :
g"uariz. Quant Deu a vus La troisième portée à trois lignes :
JL-A.
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fait sa clamur. Des Turs
La suite du texte est parfaitement lisible et permet la reconstitution liu texte a laquelle nous nous sommes arrêté.
Chevalier, mult estes guariz, • Quant Deu a vus fait sa clamur
Des Turs e des Amoraviz, 4 Ki li unt fait tels deshenors.
Cher a tort unt ses fieuz saiziz ;
Bien en devums aveir dolur,
Cher la fud Deu primes servi 8 E reconnu pur segnuur.
Ki ore irat od Loovis Ja mar d'enfern avrat pouur, Char s'aime en iert en pareïs 1 2 Od les angles nostre Segnor.
Pris est Rohais, ben le savez,
Dunt crestiens sunt esmaiez,
Les mustiers ars e désertez :
i6 Deus n'i est mais sacrifiez.
Chivalers, cher vus purpensez,
Vus ki d'armes estes preisez ;
A celui voz cors présentez 20 Ki pur vus fut en cruiz drecez.
Ki ore irat od Loovis
Ja mar d'enfern avrat pouur,
5 cez — 10 nauarat — 12 Ce vers est écrit ainsi à la première ligne du verso par le scribe à qui nous devons la copie de toute la pièce ; mais au recto^ sous la dernière portée de musique^ une autre main (du treizième sièclcy selon SchulmJ Va répété arec ces variantes de graphie : angeles, segnor. — 14 esmaiz — 21-4 Le retour des quatre vers du refrain n'est indiqué dans le ms. que par le mot Ki, ici et aux strophes suivantes ; par Ki ore à la dernière.