II. — vos (^ri AMEIS DE VRAIE AMOH
IV. — J'ai ouï dire par manière de dicton : t Hon marcli'» tire arcrent de bourse » et a Celui-là a le cœur léger qui voit le bien et choisit le mal. » Savez-vous ce que Dieu a promis à ceux qui voudront se croiser ? Certes, un beau salaire : Paradis, par ferme promesse. Qui peut ^ragner bon profit est fou s'il compte sur demain.
V. — Nous n'avons point de demain ; nous ne le savons que trop. Tel se croit plein de santé qui, avant le quatrième jour, ne prise plus ni tout son avoir, ni son savoir. Quand il voit que la mort le tient au frein si bien qu'il ne peut plus rapprocher ni écarter main ni pied, il laisse son lit de plume, il préfère une litière de paille; mais il vient trop tard à résipiscence.
REMARQUES
V. 1-4. Ce début est assurément l'adaptation d'une chanson profane,
d'un « chant d'éveil )>,qui, dit G. Paris (art. cité), devait porter quelque
chose comme :
Vos qui amez de vraie amor,
Esveilliez vos, ne dormez mais ;
L'aloete nos trait le jor
Et si nos dit en ses refrais
Que venuz est cel jor li mais.
V. 4. Nous préférons refrais [refragium ou refractus) à reirais du ms. C : on trouve bien trait (voy. le Supplément au Dictionnaire de Godefroy) avec une acception musicale; mais il ne semble avoir été employé que dans la langue technique de la musique, et retrait ne se rencontre pas.
V. 1 1. Pour le sens àe/orjur/ier, voy. Du Cange, au xv.ot for is^udi rare.