AHI ! AMOURS, CON DURE DEPARTIE
Raynaud : 1125.
Manuscrits : Mj T, R, a ; — C, O, x, (fragment perdu de Stuttgart ; voy. VA?îzeiger fur Ktinde der teiitschen Vorzeit, 1838, col. 411) ; — K,N,P, V,X\ H (Modène, Este, f" 227 x''),y (Bibl. Vaticane 3208, f" 54 r«).
Editions. Sinner, Catalogus 07nnium codicum mss. Bibl, Ber- 7iensis, t. III (1772), p. 367 ; De la Borde, p. 302 ; Fr. Michel, p. 85 ; P. Paris, p. 93 ; Buchon, p. 421 ; Leroux de Lincy, p. 113 ; Dinaux, t. III, p. 397 ; A. Relier, Rornvart (1844), p. 254 ; Wackernagel, p. 39 ; Miitzner, pp. 7, 86-8, 90-91 ; Bartsch, Chrestoytiathie de l'ancien français^ p. 159 ; Schelor, p. 2 ; Brakelmann, Ckans., p. 75 ; Axel Wallenskold, Chan- S071S de C())i())i de BiHhune (1891), p. 224.
Versification. Six strophes de huit décasyllabes, plus un envoi de quatre décasyllabes. Les rimes sont groupées selon la tormule ababbaba ; elles changent de deux en deux strophes.
Classement des manuscrits. On peut l'exprimer par cette figure :
ORIGINAL
MT Ra COX KNPVX
Ce classement (où nous ne faisons pas entrer H et y^ trop fragmentaires et trop altérés, est identique à celui que propose M. Wallenskœld en son édition de Conon de Béthune, bien que nous n'ayons consulté son travail qu'après avoir achevé le nôtre et obtenu, à notre insu, les mêmes résultats que lui. Ce classesement se fonde principalement (pour plus de détails, voyez Wallenskœld, p. 33-73) pour former la famille jv, sur les fautes communes à MRTa aux vers 34 {morront ou maitront au lieu de manront), 37 (vers omis) ; pour distinguer les sous-groupes jv', y sur la leçon fautive mort glorieuse donnée par MT 2iW v. 22 ; pour former la famille z, sur les leçons des vers 5, 12 et 13 ; pour former z sur les fautes communes à COx aux vers 23-4 (rime fausse), 27 (rime fausse), 39, etc. ; pour former z' , sur les fautes communes à KNPVX aux vers 25-8 {glorieiis, glorieuse ^ revenant trois fois aux rimes de la même strophe), 45-8 (011 la leçon de ces manuscrits supprime viellece, pendant nécessaire à pêne du v. précédent), etc.
L'auteur et la date. Tous les lettrés connaissent, par ses vers et par les chroniques de Villehardouin et d'Henri de Valenciennes, ce Conon de Béthune, le messager « bien éloquent » des croisés de 1204, le « bail» de l'empire de Constantinople, le beau poète qui rima en sa jeunesse des chansons d'amour où l'on voit que, lui aussi.
Il a chaussé la botte et non pas le cothurne.