III. — AHI ! AMOURS, (JUN DURE DEPARTIE
V. 12-13. Sachiez... Et sachiez bien paraît meilleur que Sachiez... Et sachent bien., pour le mouvement de la phrase (cf., d'ailleurs, les v. 45 et 51). Le classement des manuscrits ne peut nous donner aucune raison de préférer une leçon à l'autre ; les familles sont ici mêlées, comme il est naturel, parce que les scribes étaient tentés (quel que fût leur modèle) d'écrire sachent au second vers, s'ils avaient écrit sache au premier, ou sachiez au second, s'ils avaient écrit sachiez au premier, ou d'écrire sachiez s'ils voyaient une apposition dans les mots li grant et li menovr^ sachent s'ils y voyaient un sujet.
V. ZO.Ainz naistront tuit (KNX^ cf. COx) est aussi autorisé que Ainz naisteront (MRTa\ et meilleur, parce que tuit est presque nécessaire pour faire contraste à n'en i morra uns seus du vers précédent. D'ailleurs Conon de Béthune, s'il emploie une fois au futur la forme allongée (avérai)., emploie fréquemment des formes comme métrai., sauriez etc... (cf. Wallenskœld, p. 163).
V. 34. Manront est, en quelque sorte,employé ici olho ;cotvoù,et signifie « ceux qui resteront en France et resteront appliqués aux œuvres de charité. » Cf. Ogier^ v. 3588, Li hom qui maint en loialté, etc.
y. 52. Le manuscrit unique porte : Penserai plus que nefaz a voiage, ce qui est presque dénué de sens, à force d'être plat. De là notre conjecture.
BIEN ME DEÛSSE TARGIER