‹ Les chansons de croisadeChapitre 32 sur 145 · IV. — TU EX 31 K b EUSSE TAUdlVAi · texte numérisé non relu

IV. — TU EX 31 K b EUSSE TAUdlVAi

strophes de la chanson sont construites sur les rimes ter, anz, ance, les trois autres sur les rimes iez, i\ ance. Si on conserve Tordre de U^ les strophes de l'un et de l'autre modèle se mêlent de façon anormale. Si on accepte l'interversion que nous proposons, on obtient le groupement régulier 3 + 3. Un autre avantage est que les mots A^e japor nul desirrier se lient bien mieux à la fin de la strophe esforcier qu'à la fin de la strophe croisiez: entre le thème personnel et amoureux qui occupe les deux premières strophes et le thème politi^iue qui occupe les autres, ces mots forment une transition excellente (1).

V. 2. Peut-être faut-il préférer, comme la plupart des éditeurs, !a leçon De chanson faire... ; le sens serait : * Je devrais différer de comix)ser une chanson, paroles et musique. » Mais on attendrait citant et non chans. La difficulté de notre interprétation est qu'on ne voit pas que mot ait jamais désigné (comme motet) un genre lyrique ; mais la terminologie des trouvères lyriques dans la génération de Conon devait être encore bien incer^ taine.

V. 18. Peut-être Conon prenait-il li/rans non pas en son sens classi(iuu, mais au sens populaire de bourreaux.

Y. 28-30. Comparez la chanson Vos Ici ameis de vraie amor^ strophe :>.

V. 35. Conjecture suggérée par la nécessité de rétablir la rime, mais que l'obscurité de tout le passage rend incertaine.

V. 50. Conon de Rétlume a pu admettre ici, je crois, une césure épique.

occupait aussi ce rang dans l'original. Elle a pu être <l<;placée par deux strilxîs indcpendants l'un de l'autre.et cette rencontre ne constitue pas une w faute commune »•, puisque le déplacement de cette stropho en J/7'est \'\6 à d'autres nuxlifications de l'ordre des couplets, cjue U a ignor^îes.

1. Il y a pourtantdeux diflicultés : nos deux stroplies l'et TV se terminent par le mot pinsmnce, tandis que, selon l'ordre des strophes en /', cette négligence de Conon est moins choquante. Kn outre, le vers TA (/m'-ssm rsf ju rengir: scmhle so lier très étroitement au vers ^V ne /eu venge a /nm île demortinre : mais il se rattache presque aussi bit-n (({uel que soit le sers de Li quén...) au vers Se m piti^: ne cuevre sa polsmnee.

Chansons de croisade *

^^ l'ES CHANSONS DE CROISADE

V. 51-6. Tous les éditeurs ont rejeté jusqu'ici ces quatre vers. Ils sont inintelligibles assurément, puisque le y. 54 est incomplet et puisque nous Ignorons qui est Gilon. Mais il ne résulte pas de leur obscurité qu'ils soient apocryphes. Le poète y dit clairement que tout l'univers ne vaudrait rien sans sa dame et que sa dame est chaque jour « plus vaillans . : il est naturel qu'il y ait dans cette pièce deux envois, l'un politique, correspondant a la polémique de Conon contre les barons, l'autre personnel, correspondant à ses déclarations amoureuses.

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