Ou : « aura à pDinv^ir à moins dalTairos
IV. — Las! pourquoi mes yeux l'ont-ils regardée, la douce créature qui a nom Fausse amie, puisqu'elle rit de moi, et je l'ai tant pleurée ! Nul ne fut jamais si doucement trahi. Tant que je restai mon maître, elle ne me fit rien que du bien ; mais maintenant je suis à elle, et elle me tue, sans autre raison que de l'avoir tant aimée, du fond du cœur : je n'y trouve nulle autre cause.
Y. Entre toutes les joies, la joie souveraine est celle qui vient d'amour. Dieu ! y faillirai- je donc ? Oui, telle est ma destinée et ce sont les félons qui me l'ont faite : ils savent bien pourtant qu'ils font là une grande faute, car celui qui ravit ce dont il ne peut faire don y gagne ennemis et guerre et ne fait qu'y perdre.
YI. — J'ai mené ma douleur si silencieusement qu'on ne l'aurait pas aperçue à ma contenance. Sans l'engeance maudite des félons, je n'aurais pas soupiré en vain ; Amour m'eût payé ma récompense ; mais au moment même où j'allais la recevoir, mon amour fut dévoilée et dénoncée : qu'ils n'en aient jamais pardon !
REMARQUES
y. 14-16. On peut lire aussi : Si ne me vuet retenir ne quiter. Miens aim... Mais les idées seraient moins bien liées.
Y. 18. Uun tôt ryeid aquiter éviterait la répétition de clamer à la rime dans la même strophe. Mais la leçon un seul quite clamer, donnée par KLPVX est appuyée par un ms. d'une autre famille, if, et aussi par UG ; d'ailleurs clamer n'a pas le même sens au v. 18 et au v. 24 ; enfin d. pardon répété à la rime aux vers 44 et 49.
Y. 32. Truis est dans le seul ms. V ; mais peut-être KLPX emploientils aussi trueve comme la première personne du singulier de l'in(iÉt;atif. Les leçons sai, set, truis, trueve sont d'ailleurs toutes quatre acceptables.
Y. 38. Ce dont ne puet faire don. Il veut dire : la joie d'amour.
Y. 41-2. Coneiisf, donné par le seul ms. 0, est bien la meilleure leçon, puisque dans le présent, et par sa chanson même, le châtelain dévoile sa douleur.