I. — 3 U toi/. — 4 U Sans sen
Et que entre nos baron Faisons tôt le siècle empirier, Que je voi escomenier 8 Cens qui plus offrent reson, Lors vueil dire une chançon.
Li roiaumez de Surie
Nos dit et crie a haut ton, 12 Se nos ne nos amendon,
Por Dieu que n'i alons mie :
N'i ferions se mal non.
Diex aime fin cuer droiturier :
i6 De tex gens se velt aidier ;
Cil essauceront son non
Et conquerront sa maison,
a Encor vaut mielz toute voie 20 Demorer en son pais
Que aler, povres, chaitis, Ou il n'a solas ne joie. »
— Phelipe, on doit paradis 24 Conquerre par mesaise avoir,
5 Tous les mss. jwrtent barons, 0 Quentre, R Entre maint baron — Q R Veons \q — 7 li Et voi, — 8. ^ aiment r. - 9 i2 faire, 0 dire ma.
II. — 11 TR dist — 13 31 q. nos ni — U R feriemes — 15 i? fin manque — 16 M Se velt de tel gent a.^ R Se tel gent le veut, OV De cens se vuet il a., UJ^ De tex se
veut il a. — 17R Cilessauce tout s. — 18 manque.
III, — 19 Tous les mss., sauf R, donnent Encor aim m., R toute vois, K Oncor — 20 Tous les mss., sauf R: ouÇO au) saint pais — 21 R Qualer p. ne ch., ZZpovre et ch., Fpovre et chetif __ 22 Tous les mss., sauf R : La ou ia (^ie) solas mnroie —
4 TC. pour mal av., R c. par mal av.. A' pour mesaise.
XVJ. — AU TANS l'LAIX DE FELONIK 183
Que VOS n'i troverez voir Bon estre, ne jeu ne ris Que vos aviez apris.
28 Amors a coru en proie
Et si m'en meine tôt pris
En l'ostel, ce m'est a vis,
Dont ja issir ne querroie, 32 S'il estoit a mon devis.
Dame, de cui biauté fet oir,
Ja de prison n'istrai vis, 36 Ainz morrai loialz amis.
Dame, moi couvient remaindre.
De vos ne me quier partir ;
De vos amer et servir 40 Ne me soi onques jor faindre,
Si me vaut bien un morir L'amors qui si m'assaut sovent ;
Adès vostre merci atent, 44 Que biens ne me puet venir,
Se n'est par vostre plaisir.
25 MOVKVitk voir, R Car la no tr. — 2(5 TA' Hon cst<i — 1Î7 R Kinsi que auc!«.
IV. — 2H RA courut sa — liO R omet a vis — M T iien «j. — 32 O eu ruoji — 33 MT <lo ina/u/itr^ R Danio i)n (t>i( ou /) l).» f île ijui — 34 manqua tiumt ton* lr$ mss,
V. — 38 II mo puis p., 0 mon — 3'.» (' no s. — 10 R onques refmimlre — 42 mi n'est donné pur aucun ms. — 43 J/aton, Il Ados vo — \i M bien, R Car biens.
Chançon, va me dire Lorent Qu'il se gart outreement 48 De grant folie envahir,
Qu'en li avroit faus mantir.
^*^. 46-9 manquent en R et en K — 46 i¥ me manque, 2 va moi, UV borent
47 0 Qui se gart bien 0., MUV bien 0. — 49 U f . maintenir.
TRADUCTION
L — En ce temps plein de félonie, d'envie et de trahison, d'injustice et de méfaits, où nous faisons, nous, les barons, tourner le siècle de mal en pis, où je vois excommunier ceux-là qui ont le plus raison, je veux dire une chanson.
II. — Le royaume de Syrie nous dit et crie hautement, nous conjurant par Dieu, de n'y pas aller, si nous ne nous amendons, car nous n'y ferions que mal. Dieu aime cœur loyal et juste : c'est de telles gens qu'il veut être aidé ; ceux-là exalteront son hom et conquerront sa maison.
III. — « Pourtant, mieux vaut encore, dira-t-on, rester dans son pays qu'aller pauvre, misérable, où il n'y a plaisir ni joie.» — Philippe, c'est par des privations endurées qu'on doit conquérir paradis, car vous ne trouverez pas là-bas, en vérité, les aises, les jeux ni les rires dont vous aviez pris l'habitude.
IV. — Amour s'est lancé en chasse et m'emmène bien pris en l'hôtel d'où, à vrai dire, je ne chercherais jamais à sortir, si j'en étais le maître. Dame..., je ne sortirai pas vivant de prison ; mais je mourrai loyal ami.
Y. — Dame, force m'est de rester. Je ne cherche pas à me séparer de vous : jamais je n'ai su me refuser à vous aimer et à vous servir, et pourtant, il m'est bien aussi cruel qu'une mort, l'amour qui souvent m'assaille. Toujours j'attends votre merci, car nul bien ne peut m'arriver, sinon s'il vous plaît ainsi.
,.*.;. Chanson, va-t'en me dire à Lorent qu'il se garde tout à fait d'entreprendre grande foUe, car...