‹ Les chansons de Guillaume IXChapitre 2 sur 38 · Sur les pièces perdues, voy. plus loin, p.vni · texte numérisé non relu

Sur les pièces perdues, voy. plus loin, p.vni

2. Histoire des comtes Je Poitou et dues de Guyenne, Paris, 1647, p. 121.

5. lïOrigine des Jeux fteureaux (sic), Toulouse, 1659. P- 39- Ce livre avait été écrit longtemps avant sa publication, l'auteur étant mort en 1652.

4. Rerum aquitanicarum libri quinque... a Clodoeeo ad Eleënoram (sic) n.<quey autore Ant . Dadino Alteserra, antecessore tolosano, Toulouse. 1657. 1-Cs deux pièces de Guillaume (XI et V de cette édition) sont aux p. 499 et 501 ; elles sont exactement reproduites (sauf de nombreuses fautes de lecture et quelques lettres omises par pudeur au v. V, 79) d'après le ms. C, qui se trouvait alors à Toulouse ; c'est évidemment à ce manuscrit, le seul connu des érudits méridionaux, que se rapportent les paroles de Caseneuve citées plus haut. S'il publie ces vers, c'est, dit Hauteserre, « in gratiam antiquitatis, qux etiam puerilibus et anilibus nugis gratiam et auctoritatem conciliât » ; il qualifie la pièce V de « amatorium ac perineptum carmen

). DeW istoria dette! volgar poesia, éd. de Venise. 1731. I, 6.

râbles Bénédictins qui compilèrent l'Histoire de Languedoc n'aient pas cru devoir lire toutes les poésies de Guillaume; les quelques lignes qu'ils leur consacrent nous les montrent au reste fort bien informés '; ceux de leurs confrères qui rédigèrent le tome XI de l'Histoire littéraire (1759) 2 ne crurent pas devoir faire davantage : ils s'occupent longuement de Guillaume comme personnage historique, mais ne consacrent à « ses écrits » qu'une page, empruntée tout entière à Crescimbeni et à D. Vaissete; les renseignements donnés par ce dernier sont au reste reproduits assez inexactement 3 .

Les articles de Millot et Papon, fondés l'un et l'autre sur l'étude directe des textes 4, sont également agréables et intelligents, le premier plus riche en remarques littéraires, le second en observations historiques qui conservent encore leur intérêt. Quand l'Institut reprit, en 1808, l'œuvre interrompue des Bénédictins, on comprit sans doute qu'une histoire qui s'intitulait a littéraire » devait au plus ancien des poètes lyriques en langue vulgaire mieux que les vingt lignes du tome XI; Ginguené, qui fut chargé de combler cette lacune, s'acquitta fort mal de sa tâche : il ne fait guère que répéter, en d'autres termes, l'article de Millot, se bornant, en fait d'additions, à citer, en cinq ou six fragments, une vingtaine de vers>.

La publication presque intégrale des textes par Raynouard (1818- 20) et Rochegude (18 19) allait enfin permettre à Diez d'écrire un article approfondi, vrai modèle, en sa brièveté, de pénétration et de

1. Hist. de Languedoc, t. II (1733), 247 (éd. Privât, III, 411). Ils avaient lu les deux pièces publiées par Hauteserre, vu nos deux mss. /et £ et lu au moins la biographie qui se trouve dans le premier.

2. Réimp. Palmé, p. 37-44. Les auteurs sont D. Taillandier, Clémencet et Clément.

3. Ils renvoient bien à un des mss. cités par D. Vaissete (/), mais ils n'avaient certainement pas ouvert ce ms., car ils prétendent que Guillaume y « est placé à la tête de ces poet.es [provençaux] et tient le premier rang dans ce recueil » ; or la pièce de Guillaume est à la p. 142.

4. Millot, Histoire littéraire des troubadours ([774), I, i-17 ; Papon, Histoire générale de Provence, II (1778), p. 422-30. Tous deux ont travaillé sur les copies de Sainte-Palaye ; ils ont ignoré l'un et l'autre nos pièces II et X, dont la première ne se trouve que dans le ms. N (alors à Toulouse, dans la collection Mac-Carthy), la seconde dans ce ms. et dans a.

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