Hist. littéraire, t. XIII (1814), p
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Sachse s, outre des recherches historiques qui n'apportent rien Je nouveau, contient sur quelques points des remarques intéressantes.
fut Adalbert von Kellcr qui tenta, pour la première foi réunir tes œuvres de Guillaume IX. lien donna en [848 une K>rte d'edilio privatay tirée .1 très petit nombre d'exemplaii après il en publia une seconde, en collaboration avec Ludwig Hollande. Cette édition, au reste médiocre et incomplète •, est depuis longtemps épuisée.
i. l.cl'tn iiinl Il'cikt do Troubadours, 1829, p. j-16, Diez a ignoré, comme Millot et Papon(voy.p. VI, m. 4), les pièces I! et X. Dana « ' eiva-
Xfcni sulla poesia dei troiwtort, qui parurent la même .muée que l'ouvrage de Die/, Gai va ni a traduit et cité quelques fragments de Guillaume IX (pp. 28, \(\ 517)*
2. Histoire de la poésie provençale, i S.| 7 . I, p. 452-75. On sait que cet ouvrage se compose de leçons professées en iS}r-}. Fauriel, par une erreur Je calcul, dit n'avoir connu que huit pièces. Il ne parait pas avoir consulte l'ouvrage de Die/., bien qu'il l'ait mentionné dans sa leçon d'ouverture (//>/'</ , p. vin).
}. Raynouard (Choix, II, p. i.xvm) avait aussi donné une sorte de paraphrase de la pièce XI ; mais il est manifeste qu'il a visé plutôt à l'élégance qu'à l'exactitude .
f . JJeber dus Lebeu uni die ITerke des Troubadours ITilbeni IX, Grafen von Poitiers, HilJesheim, 1879,
). Ueber dus Leben und die Lieder des Troubadours Wïlhelm IX, Graf von Poitou, Leipzig, 1882.
6. Lieder Guillems IX, Grafen von Peitieu... hersg. v. Ad. Relier, fur den HerausgebergeJruckt beiL. F. Fues ; Tùbingen, Zu Weihnachten 18.48, in-8 de 12 p.
7. Die Lieder Guillems IX, Grafen von Peitieu... hersg. v. W. Holland und Ad. Keller; Tùbingen, Fues, 1850, in-8 de 52 p.
8. Il lui manque les pièces II et X et les deux premières strophes de V , elle a en plus (a poésie Enaissi cum son plus car (Bartsch, Ver^eichniss, 457, 12). Nullement critique, elle n'est même pas fondée sur une étude personnelle et complète des mss ; Keller eut à sa disposition, outre une copie complète de C et une partielle de E (exécutées par Michelant), quelques extraits de ce dernier ms. communiqués par Diez (p. 4, 5, 30); dans les notes, aux leçons des mss. sont mêlées, sans utilité, celles de différentes éditions, lesquelles ne sont souvent que des fautes de lecture.
Sur les onze pièces qui nous restent, neuf ont été publiées, après revision des manuscrits, dans les anthologies de Bartsch et de MM. Appel et Crescini '. J'ai pensé néanmoins qu'une édition vraiment critique, fondée sur l'étude attentive de tous les manuscrits, serait la bienvenue et j'ai donné cette édition en 1905 2. Je la republie ici avec quelques améliorations ; celles-ci sont dues presque toutes aux critiques qui ont bien voulu s'occuper de mon premier travail .
III . Œuvres apocryphes ; pièces perdues. — Les questions d'authenticité ne nous arrêteront pas longtemps. M. Suchier a montré dès 1874 3 que Guillaume n'avait en rien contribué à la composition du jeu parti AT Ebles, aram digat%, que Bartsch avait fait entrer dans la liste de ses œuvres (183, 9). C'est aussi à tort que le ms. C lui donne la pièce Enaissi cum son plus car (457, 12), revendiquée pour Uc de Saint-Cire par six mss. ; M. Sachse a fait valoir, en faveur de l'attribution à ce dernier, des raisons qui me paraissent décisives 4.
Quant aux autres pièces, je les attribue à Guillaume d'après le témoignage des mss., qu'il n'y a pas lieu de suspecter; pour huit d'entre elles, ces manuscrits appartiennent à des familles différentes, dont l'accord a un grand poids ; les deux autres (II, III) ne portent son nom que dans un ms. unique, il est vrai ; mais elles se rattachent étroitement, par leur forme, à une autre (I), sûrement authentique et portent, pour ainsi dire, leur marque de fabrique *.
Mais les onze pièces que je réimprime ici n'étaient pas les seules que Guillaume eût composées ; Orderic Vital nous dit qu'au retour de sa croisade il se plaisait à raconter « devant les princes, les grands et les assemblées chrétiennes, en vers rythmiques, avec de joyeuses modulations, les misères de sa captivité ». La mention des « modu-
1. Bartsch: pièces II, VJ, VIII, XI ; Appel: I, IV, V, VIII, IX, X ; Crescini 1 I, XL