‹ Les chansons de Guillaume IXChapitre 9 sur 38 · Cf. les expressions celar et blandir (IX · texte numérisé non relu

Cf. les expressions celar et blandir (IX

4. De même dans la plupart des anciens troubadours : Marcabru, Cercamon et même B. de Ventadour.

5 . Sur quatre chansons d'amour, deux commencent par une description du printemps (VII, X), une par une allusion à l'automne (VIII).

6. Millot, I, 16 ; cf. Hist. ////., VII, 130. Chabaneau (Revue des l.

Il est extrêmement regrettable que nous ne puissions formuler sur le lieu d'origine et les premières manifestations de cette poésie que de simples hypothèses * .

VI. Manuscrits. — Les onze pièces de Guillaume nous ont été conservées par les manuscrits suivants :

C — Paris, Bibl. Nat., fr. 856 (pièces I, IV, V, VI, VII, VIII, IX, XI) :

D = Modène, N, 45 (VI, XI);

E = Paris, Bibl. Nat., fr. 1749 (I, III, IV, VI, VII, IX);

/ = - - fr. 854 (XI);

K = — — fr. 12473 (XI) ;

N et N2 == Cheltenham, Bibl. Philipps, 8335 (double copie de II, V, VI, X, XI);

R — Paris, Bibl. Nat., fr. 22543 (XI) ;

V — Venise, Bibl. Marc. app. cod. XI (V) ;

a = Modène, Bibl. Estense N, 8,4 (X en deux copies, a* et a2, XI);

La pièce VII nous a été aussi conservée dans le Breviari d'amor de Matfré Ermengau (a) .

Les mss. C et E ont une source commune2.

VII. Plan de la présente édition. — Toutes les pièces qui se trouvent dans C ont été, malgré les imperfections graphiques de ce ms. 3, reproduites d'après lui, et son texte n'a été écarté que dans les passages manifestement fautifs. Quant aux autres mss., j'en ai donné toutes les variantes utiles, mais je n'ai pas cru devoir

rom., XXXV, 382) suppose que la cour d'Eble de Ventadour était une école de poésie « où s'étaient peut-être formées antérieurement plusieurs générations de poètes ».

1. Je me permets de renvoyer à celles que j'ai développées dans la Revue des Deux -Mondes (iertev. 1903, pp. 669-74).

2. J'ai collationné moi-même tous les mss. de Paris; je dois le texte ou les variantes de N à M. Chaytor, d' a à M. Bcrtoni, qui a depuis donné une édition diplomatique de ce ms. (// Can^oniere provençale de B. Amoros, Fribourg, 1911).

3. Les principales sont l'usage fréquent de Ih pour / simple à la fin des mots et l'abus de y.

M \\i S< RI i i M W DE i EDI i l<

relever toutes leurs variantes graphiques : j'indique ici en n< i principales particularités '.

Les traductions sont trop littérales pour viser à l' comprendra aisément pourquoi je n'ai pas traduit certains pa

['ai classé les pièces par genres, plaçant d'abord les pièces badines,

en dernier lieu la pièce Ju ton le plus grave : elles sont i

chaque groupe en allant des formes les plus simples aux plus compliquées. Voici du reste une table de concordance qui facilitera les

comparaisons avec la liste de Bartsch (a gauche 50nt les nuiii. de Bartsch, à droite ceux de la présente édition).

i Ab la doussor. X

2 Be voill que s.ipchon VI

3 Compaigno, tarai I

4 no pose. II

5 tant ai . III

6 Farai chansoneta . • VIII

7 — un vers (= Un vers farai ) IV

8 Moût jauzens . IX

9 Voir plus haut, p. vin.

io Pos de chantar XI

1 1 — vezem.. VII

12 Un vers farai pos (= En Alvernhe) V

i. A' (les deux copies ne présentent guère de différences) hésite, à la finale, entre /^, v et s, remplace -ter (de -ariu m) par -er, omet n caduque, note 77 mouillée par gn ou ign ; — D présente les deux premiers de ces traits, écrit // caduque et / après //, n'écrit presque jamais (comme les autres mss. italiens) 77 après q; — E note généralement / mouillée par il, //,///,« mouillée par /;/ et nb, n'abuse pas de v, n'écrit guère 77 après c, g (devante, 0, 11).

Dans N, les rubriques ne sont écrites qu'une fois et non répétées en tête de chaque pièce.

COMPANHO, i \k.\y i\ V il' i ...co\ I

i Companho, farayun vers ... covinen :

Et aura m mais de foudatZ nirv a de scn.

Et er tôt/ mesclatz d'amor e de joy e de joven . j

ii E tenguatz lo per vilan qui no L'enten

O dins son cor voluntiers jqui| non l'apren ; Greu partir si fa d'amor qui la trob'a son talen. 6

m Dos cavalhs ai a ma sel ha ben e jgen ;

Bon son e adreg per armas e valen ; Mas no*ls puesc amdos tener que Tus l'autre non cossen. 9

iv Si'ls pogues adomesjar a mon talen,

Ja no volgra alhors mudar mon guarnimen, Que miels for' encavalguatz de nuill [autr'jome viven. 12

1,1. — Compagnons, je vais composer un « vers >;... convenable : j'y mettrai plus de folie que de sagesse, et on y trouvera pêle-mêle amour, joie et jeunesse.

11. — Tenez-le pour vilain celui qui ne le comprend pas ou qui volontiers ne l'apprend pas par cœur ; celui-là se séparera difficilement de l'amour qui le trouvera à son goût.

m. — J'ai pour ma selle deux chevaux, et c'est fort bien ; tous deux sont bons, dressés au combat et vaillants ; mais je ne puis les avoir tous deux [ensemble], car l'un ne peut supporter l'autre.

iv. — Si je pouvais les dompter comme je le voudrais, je ne por- Guillaume IX i

v Launs fo dels montanhiers lo plus corren ; Mas aitan fer' estranhez' ha longuamen, Etes tan fers e salvatges que del bailar si defen. i^

vi L'autre fo noyritz sa jus, part Cofolen, Et anc no*n vis bellazor, mon escien ; Aquest non er ja camjatz ni per aur ni per argen. 18

vu Qu'ie'l doney a son senhor polin payssen ; Pero si *m rétine ieu tan de covenen Que s'ello teni' un an qu'ieu lo tengues mais de cen. 21

vin Cavallier, datz mi cosselh d'un pessamen ; Anc mais no fuy issarratz de cauzimen : Ges non sai ab quai mi tengua de N'Agnes o de N'Arsen. 24

terais pas ailleurs mon équipement, car je serais mieux monté en chevaux qu'homme vivant.

v. — L'un fut, parmi les chevaux de montagne, des meilleurs coureurs; mais il est depuis longtemps farouche et rétif, si farouche et si sauvage qu'il se dérobe à l'étrille.

vi. — L'autre fut élevé là-bas, au dtlàde Confolens ; jamais vous n'en vîtes, par ma foi, un plus beau; celui-là, je ne le changerais«ni pour or ni pour argent.

vu. — Quand je le donnai à son maître, c'était encore un poulain paissant; mais je n'abandonnai pas sur lui tous mes droits, et il fut convenu que, pour un an que son maître le garderait, je l'aurais, moi, plus de cent.

vin. — Chevaliers, conseillez-moi dans mon doute ; jamais choix ne me causa plus d'embarras : je ne sais à laquelle je dois m'en tenir, d'Agnès ou d'Arsen.

il. — COMPAK I MUDA S

ix De ( rimel ai lo castel cl m and amen, E pcr Niol fauc ergucill .1 tota ■ C'ambedui oie son jurai e plevit p< tmén. 27

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