‹ Les chansons du soirChapitre 23 sur 36 · IV · texte numérisé non relu

IV

îLe dernier Non, il ne peut rien dire, •

Tant son çœor bât, et se gonfle et so,upiçe’,- Et tra ! tralerala î . .

Et se gonflé et soupire, <

Il regardait en haut vers la tourelle •

« Oh! pen’sait-il, oh ! j’irais bien vers elle^

Et trja I traïerala !

Oh ! j’irais -bien vers elle.' ; . '

» Ni tnur d’airain, ni tour inâceessible,' •

Non, rien, pour moi ne serait l’impossible 1 Et ira ! tralerala !

•Ne serait l’impossible î ‘ • . ‘ ‘

En haut mon cœur me pousse et me soulève ; Mais je n’aurais, hélas! fait qu’un beau rêve !

Et tra f tralerala !

Hélas ! fait qu’un beau rêve I »

■ Et triste et fier, il détourna la tête '

« Oh ! dit la belle, il est bien malhonnête !

Et tra 1 tralerala !

Il est bien malhonnête ! »

Sourcils froncés, sa colère est si grande,

Que de sa tête en tomba- sa guirlande.

Et tra ! tralerala ! - En tomba sa guirlande.

Il la reçoit ; la belle le regarde :

« Au moins, fait-il, ceci, que je le garde !

Et tra I tralerala !

' Ceci, que je le garde !

» Pour le payer je n’ai rien ni personne,

Rien que mon cœur : belle, je vous le donne.

Et tra 1 tralerala !

Belle, je vous le donne. »

Et tout soudain, comme au ciel l’alouette Monte au bon Dieu, le bonjour lui souhaite.

Et tra ! tralerala !

Le bonjour lui souhaite,

D’un tel essor, d’un élan si fidèle Lui croît le cœur, que son cœur prend une aile. Et tra ! tralerala !

Que son cœur prend une aile.

Et sans argent ni bâton de voyage.

Il est en haut, plus léger qu’un nuage.

Et tra ! tralerala !

Plus léger qu’un nuage.

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— XU —

Lors dit la belle avec an regard 'tendre : •

« Pourquoi; monsieur, pourquoi me faire attendre? Et fra ! tralerala f * • • = .

Pourquoi me faire attendre ? ' •

, ï> Mais, tout d’abord, rendez-mpi .ma couronne, '

En attendant que moi- je vous la -donne.

Et tra ! tralerala ! • ■

Quel moi je vous l’a donne. , . '

» Ellè’ n’est d’or, mais bien dë .rose franche ; Quant à Ima main, ôn prétend qu’elle çst blanche . Et |rà ! tralerala ! ' ! ' '

. On prdtend qu’elle eét blanche.

»* Mettez- vous, là ;• biéntôt viendra mon père ;

Vous l’aïmerez, j’mmérai votre mère',

Et tra ! tralerala ! . ’

J’aimerai votre mère. » .

Et dans la tour, où jamais rien ne tremWe, • Cachés .au monde, ils sont heureux ensemble, Et tra.! tralerala ! ‘ , '

Ils sont heureux ensemble. ‘

Ainsi l’amour fait quelquefois (tes- siennes,

Si l’on en croit les histoires anciennes.

Et tra ! tralerala 1 . •

• • ' • Les histoires anciennes, .

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