‹ Les chansons du soirChapitre 25 sur 36 · HOMUNCULUS · texte numérisé non relu

HOMUNCULUS

J1 est un petit homnfie Que nul n’à jamais vu Ni connu,-

Dormant d’un très bon somme

Dans son berceau, tout nu.

Tout menu.

Qu’il dorme bieri,

•; Qu’il dornie:bien f Qu’il sè dorlote ;bieri ! . '

Sans;, se douter,

San^ se douter,

Sans sé douter 'de rien. ' '

Son berceau," c’est notre être, Qu’il tient dans soii sommeil

, • En éveil ‘

Car sarts noiis apparaître,

Et si petit qu’il soit, ■ .

■ Il riops voit.

Comme Un gland est un chêne

Plié dans son étui,

Son appui,* .

11 est nous," dans sa ^aîne.

Et chacun, pour son bien,

A le sien.

Il esl plus diaphaûé Que le souffle argentin* Du matin;.'

Le moindre vent le fane Et le fait tréssaillir ' .

Et pâlir.

Si son bérceaii se tache, S’il s’y glisse eh rampant ' Un serpent,

En vain on le' lui cache, ' Il en a de l’émoi, ,

De l’effroi.

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