HOMUNCULUS
J1 est un petit homnfie Que nul n’à jamais vu Ni connu,-
Dormant d’un très bon somme
Dans son berceau, tout nu.
Tout menu.
Qu’il dorme bieri,
•; Qu’il dornie:bien f Qu’il sè dorlote ;bieri ! . '
Sans;, se douter,
San^ se douter,
Sans sé douter 'de rien. ' '
Son berceau," c’est notre être, Qu’il tient dans soii sommeil
, • En éveil ‘
Car sarts noiis apparaître,
Et si petit qu’il soit, ■ .
■ Il riops voit.
Comme Un gland est un chêne
Plié dans son étui,
Son appui,* .
11 est nous," dans sa ^aîne.
Et chacun, pour son bien,
A le sien.
Il esl plus diaphaûé Que le souffle argentin* Du matin;.'
Le moindre vent le fane Et le fait tréssaillir ' .
Et pâlir.
Si son bérceaii se tache, S’il s’y glisse eh rampant ' Un serpent,
En vain on le' lui cache, ' Il en a de l’émoi, ,
De l’effroi.