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POÈMES SUISSES

En les envoyant à M"* Maroubritr D*”*.

( Paris, ISTtfi. )

Quoi! direz-vous, de ce livre Tout rempli de son printemps,

C’est ce front couvert de givre Qui fut le père à vingt ans !

Hélas I oui, son seul mérite Est ce soufre du matin.

Pardonnez-lui, Marçuerite,

Ce qu’il garde d’enfantin.

Vqus pour qui la vie encore

]^t à son pas matinal , ■

Faites à ma vieille aurore: ..

ÜTi petit signe àmical.

Elle n’ira point ‘le dire,

Mais de ses rayons lointains Croira voir votre sourire Rallumer les feux éteints.

Que la vôtre sé.prolonge Dans un éiel montant "si- haut Que longtemps elle s’ÿ plonge Avant l’heure où tout se clôt!

Sahs. doute, hélas! le nuage,.

Et plus d’un, nlêmé à présent Obscurcira son passage ; Aucun ciel n’en est exempt

Que pourtant elle s’élève,

Vous savez si c’est mon vœu !

^ Qu’elle monte et ne s’achève Que dans un rayon de Dieu !

Et qu’ainsi ceux dont vous êtes Le dernier, le cher trésor, Sentent relever leurs tètes A son jeune et doux essor !

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