‹ Les chansons du villageChapitre 15 sur 27 · LA FILLE-MÈRE · texte numérisé non relu

LA FILLE-MÈRE

Ne Payant point, je suis celle qu’on raille;

On me regarde ainsi qu’un maigre chien,

Dans ma cabane à la vieille muraille,

Près d’un courtil grand comme rien;

Ma pauvreté, c'est ma plus grosse faute !

Ah ! quand on a charrue et basses-cours,

Vigne en coteaux et maison un peu haute,

On est libre de ses amours !

Dors, mon petiot, fleurette de misère.

C’est pour toi seul qu’on m'a fait tant douloir, Enfant d’amour pour qui mon cœur se serre Et qui pourtant es mon espoir!

IAJy

Page 1