LA FILLE-MÈRE
Ne Payant point, je suis celle qu’on raille;
On me regarde ainsi qu’un maigre chien,
Dans ma cabane à la vieille muraille,
Près d’un courtil grand comme rien;
Ma pauvreté, c'est ma plus grosse faute !
Ah ! quand on a charrue et basses-cours,
Vigne en coteaux et maison un peu haute,
On est libre de ses amours !
Dors, mon petiot, fleurette de misère.
C’est pour toi seul qu’on m'a fait tant douloir, Enfant d’amour pour qui mon cœur se serre Et qui pourtant es mon espoir!
IAJy