A RAOUL PONCHOS
Toi (jui marchas tout seul dans le monde infini, lit qui n'as pas trouvé tic sucre dans ton verre ; Qui cependant souris à ton destin sévère, Être paradoxal et jeune, sois béni !
Soûl comme un templier, et joyeux comme un nid, Tu nous montres un front rayonnant de lumière, Et j'aime de tes yeux la gaîlé coutumière, Kt Ion petit nez rond comme un point sur un i.
Raoul Ponchon, poète aux grands cheveux antiques Dont le jais eût tranché sur de blanches tuniques, D'un salut fraternel je t'accueille en chemin ;
Car, ô païen ayant pour déesse la Joie,
Je hais jusqu'à la mort ce siècle qui larmoie,
Et ton rire est plus franc, plus large et plus humain.