‹ Les chansons joyeusesChapitre 4 sur 64 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Oiseaux, lorsqu'un jour nous vous reviendrons,

Elle et moi, tous deux, faire quelque rêve, Seuls au fond du bois plein de liserons Où votre chanson jamais ne s'achève;

Lorsque nous irons, la main dans la main, Toujours égarés et toujours tranquilles, Parée que l'Amour est le vrai chemin, Fuyant loin du bruit incessant des villes;

Lorsque nous irons, de tous oubliés, Errer longuement au fond des allées, L'ombre épaisse au front, la rosée aux pieds, Heureux, le cœur plein de chansons ailées ;

Oiseaux, gais enfants de la liberté, Vous vous souviendrez de l'obscur poëte ; Vous méditerez en ce jour d'été Pour elle et pour moi quelque douce fêle.

Vous cadencerez nos rêves aimés ; Et, comme vos chants vont de l'âme à l'âme, Du fond des taillis verts et parfumés Vous nous chanterez notre épithalame !

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