ÉPILOGUE
Oiseaux, lorsqu'un jour nous vous reviendrons,
Elle et moi, tous deux, faire quelque rêve, Seuls au fond du bois plein de liserons Où votre chanson jamais ne s'achève;
Lorsque nous irons, la main dans la main, Toujours égarés et toujours tranquilles, Parée que l'Amour est le vrai chemin, Fuyant loin du bruit incessant des villes;
Lorsque nous irons, de tous oubliés, Errer longuement au fond des allées, L'ombre épaisse au front, la rosée aux pieds, Heureux, le cœur plein de chansons ailées ;
Oiseaux, gais enfants de la liberté, Vous vous souviendrez de l'obscur poëte ; Vous méditerez en ce jour d'été Pour elle et pour moi quelque douce fêle.
Vous cadencerez nos rêves aimés ; Et, comme vos chants vont de l'âme à l'âme, Du fond des taillis verts et parfumés Vous nous chanterez notre épithalame !