‹ Les chansons joyeusesChapitre 61 sur 64 · JO ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

JO ÉPILOGUE

Au reste, laisse à la critique Le respect de l'usage antique Et les préjugés fabuleux.

Tant mieux si mon livre t'amuse !

J'ai vu les deux sereins et bleus, Et, ma foi, j'ai suivi la Muse Par mille sentiers merveilleux.

Elle m'a mené par les plaines, Et par les grandes forêts pleines De murmures et de senteurs ; Et, par une nuit bien heureuse Où se turent les nids chanteurs, J'ai rencontré mon amoureuse Aux fiers sourires enchanteurs.

Plus loin, j'ai, sous la lune blonde.

Vu danser la féerique ronde Du Songe d'une Nuil d'été : Et les farfadets de Shakspeare Qui grimacent dans la clarté Avec un grand éclat de rire Dans leurs bandes m'ont emporté.

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