JEUNE HELVÉTIE
(Musique de M. Mascheck. — 4 84 S.)
-~-«.'g^tfty&'-»-^
Jeune Helvétie , à toi notre espérance ! A toi nos vœux , notre amour et nos bras ! Aux jours de force , aux jours de défaillance , A toi la gloire , et pour toi nos combats ! Si le rocher qui borne tes campagnes Réduit ta part du lot universel , Tu peux encore , ô terre des montagnes ! Grandir, mais du côté du -ciel.
Le ciel , c'est l'àme et les fortes pensées , Des citoyens les dévouemens pieux , L'OEuvre et la Foi qui , les mains enlacées , Montent toujours pour toujours chercher mieux ;
Le saint amour du frère pour le frère ,
Flamme qui doit de l'helvétique autel ,
Comme Tencens des cimes de la terre ,
Grandir avec toi vers le ciel.
Elève-toi' par ton libre courage !
Gravis tes monts , suis ton rude sentier, Et que ta robe, entre le noir nuage, Brille plus blanche au loin que le glacier ! Là , sur la terre , à tes pieds déroulée , Jette en tout sens un regard fraternel , Heureuse et fière, et bientôt consolée De ne grandir que vers le ciel.