‹ Les chansons lointaines, poèmes et poésiesChapitre 48 sur 156 · LE SIFFLEMENT DES BALLES · texte numérisé non relu

LE SIFFLEMENT DES BALLES

Jp ne laisse au inonde que des mouraus. Knos DE l'Esiclos.

Une balle ! une balle !

L'enlendez-vous siffler?

Et front rose ou front pâle Soudain de chanceler.

Une balle ! une balle !

A chaque instant , partout !

Sans mettre d'intervalle !

Et toujours un bon coup !

Sommes-nous à la guerre?

Où donc est TEnnemi ?

L'Ennemi sort de terre , A nos pieds , le voici !

L'Ennemi, dans la nue, Plane au-dessus de nous.

Il nous vise , il nous tue.

Nous y passerons tous.

Tantôt l'un , tantôt l'autre , Chacun à notre rang :

Et l'Ennemi se vautre Toujours dans notre sang.

La guerre est commencée Depuis que le soleil , De la mer nuancée , Sort brillant et vermeil ;

Depuis que la nature Fait un concert joyeux , Dont aucun son ne dure.

Deux instans sous les cieux ;

Depuis que sur la terre Nous venons pour souffrir ; Depuis qu'à la lumière Nous naissons pour mourir.

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