LIVRE III
LE LIYBE HELVÉmUE
Il est. Amis 9 une terre sacrée
Où toas ses fils vealent aa moins mourir !
Du haut des monts dont elle est entourée
Lequel de nous la vit sans s'attendrir?
Cimes qu'argenté une neige durcie ,
Rocs dans les airs dressés comme des tours ,
Vallons fleuris, Helvétie! Helvétie!
C'est toi ! c'est toi que nous aimons toujours !
La Liberté , depuis les anciens âges Jusques à ceux où flottent nos destins , . Aime à poser ses pieds nus et sauvages
Sur les gazons qu'ombragent les sapins.
Là , sa voix forle éclate , et s'associe
Avec la foudre aux longs roulemens sourds.
A cette voix , Helvétie ! Helvétie !
Nous qui t'aimons, nous répondrons toujours.
Nous qui t'aimons, nous qui de cime en cime,
Etions si fiers de ton rude sentier,
Si nous pleurons , nous penchant sur l'abime ,
Que ta te plais parfois à dè^er ; Si nous rions dans ta nue épaissie , Comme l'on rit quand on crie au secours , Tu le sais bien , Helvétie ! Helvétie ! Nous qui t'aimons , nous t'aimerons toujours.
•*^*.'^^ift>ç^.A^