‹ Les chansons lointaines, poèmes et poésiesChapitre 61 sur 156 · LES PÈLERINS SUISSES · texte numérisé non relu

LES PÈLERINS SUISSES

Chacun disait : a Terre plus douce Ne sourit au regard de Dieu ; Au pied des chênes, sur la mousse , Plantons nos tentes en ce lieu. » — Mais la tempête au vol sonore  fait ouïr sa voix d'airain , Et nous devons reprendre encore Le bâton blanc du pèlerin.

Les montagnes, comme une tente , Dressaient leurs cimes vers les cieux, Les prés fleuris. Tonde éclatante Tour à tour récréaient nos yeux.

Mais tout est sable, et le rivage Tremble sous un choc souterrain .

Nous avons pour tout héritage Le bâton blanc du pèlerin.

BàtOD d'honneur et de justice :

Emportons-le dans le désert !

Nous graverons le mot de Suisse Sur son bois, qui restera vert.

Il fut cueilli sur la montagne , Un jour d'adieu» de noir chagrin.

Et partout il nous accompagne , Le bâton blanc du pèlerin.

Quels noms y mettrons-nous encore , Sur ce bâton , notre humble autel ?

Des noms que la droiture honore , Ceux de Laharpe et de Davel !

Us sont à nous : laissons à d'autres Ceux des faux tribuns au cœur vain.

La patrie a ses vrais apôtres Au bâton blanc du pèlerin.

Non ! la Suisse n'est pas perdne !

Elle nous suit, la tète en deuil.

Une voix nous dit, de la nue :

» Je fais revivre le cercueil ; » Je fais refleurir dans la plame )) Les prés, les bois, le jour serein ; » Je fois reverdir comme uu chêne )> Le bâton blanc du pèlerift.

LE GHAPMII

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