J'ai long - temps ai - mé U - ne jeu -ne fil - le: Il
me faut la quit - ter Pendant qu' la gner-re du - re ;
îs^Sl
Mal - gré l'a -voir tant ai - méc II
me faut la quit
Pendant qu'il est absent Elle pleure, elle soupire, Disant à tout moment:
— Sera-t-il en vieV Au bout de quelque temps Elle s'en va au couvent.
Quand son amant revient.
Il va trouver sa belle;
Il trouve son dessein
Ecrit sur uue lettre :
Ah Dieu ! [adieu] mon cher amant,
Je m'en vais au couvent.
Ce n'est plus le temps De chercher la belle, Elle a un autre amant Pour la vie éternelle ; Ici dans le couvent Il n'y a point «l'autre amant
— Accordez-le moi, Je vous en prie, Encore une fois Pendant cette vie; Faites-la moi venir Avant que de mourir.
Oh! triste ennui,
Pitoyable nouvelle.
De me voir enlever
(De) celle que mon cœur aime
Je m'en vais au couvent
Voir si c'est pour longtemiis.
Mère du couvent, Faites, je vous prie, Venir un moment Cette jeune fille, [Pour] Encore une fois Ma maîtresse revoir.
— Voyant ton grand chagrin Et ta grande peine.
Je te la ferai venir Par une fenêtre ; Tu pourras lui parler, Mais non pas la toucher.
— (De) [du] nouveau est arrivé, Aujourd'hui, la belle!
C'est ton (bien) bien-aimé Qui pleure, qui soupire; Va encore un moment Parler à ton cher amant.
— Quoi, me dites-vous Qui vient d'arriver ?
Ktos-vous l)ien silre Que ce soit mou bicn-aiméï Faut-il le voir encore Pour me causer la mort?
J'ai longtemps langui Pour toi dans le monde, Sans avoir de toi Aucune réponse ; Tu m'as abandonnée.
Et moi, je t'ai délaissé.
— Priez toutes pour moi, Afin que je ne tombe A la tentation Que me fait le monde ; tirand Dieu, assistez-moi Ile bien garder vos lois.
— Notre destinée Était dans l'Allemagne, Pour aller [là] trouver Des autres compagnes.
Dieu soit dans ce pays Notre guide et notre appui.
— Que cberches-tu ici, Amant[e] il fidèle ?
Pourquoi m'as-tu laissé Dans la tristesse ?
Maintenant dans ce jour Tu pleures à ton tour.
J'ai écrit ce mot' En langue française Pour nous animer Tous deux pour la gloire.
Et pour nous souvenir Que nous avons été amis.
— Ne pensez plus à moi, J'ai changé de vie ; Je suis au couvent Pour toute ma vie ; Et c'est pour mon salut Que je suis dans ce lieu.
Aimons le Créateur Pour les créatures, Chassons de nos cœurs Toute inquiétude.
Nous irons un jour Dans l'heureux séjour.
— 0 mois, quel viens irle'es,
Dis-moi, je t'en prie,
D'avoir abandonné
Pour toute la vie
Tes biens et les parents
A la fleur de ton temps ?
Tu t'en souviendras De cette journée Du 15 du mois Dans la matinée; Pour le plaisir ....
De la vie passée.
— Je n'ai rien laissé En quittant le monde Qu'un seul bien-aimé' Qui a fait toute ma peine; Je l'ai dans mon sein Gravé jusqu'à la fin.
— Malgré que mes yeux Étaient deux fontaines Qui étaient couverts Du bout <le mon voile, Je n'avais dans mon cœur Aucun autre retour.
J'ai [bien] vu pleurer Les sœurs du monastère En (v)oyant nos raisons Qui étaient si sincèreR.
Sur notre situation Ils ont fait la chanson.
Faut-il donc te laisser' Dans cette demeure ?
Oh I le triste jour!
11 faut que mon cœur meure Nous nous reverrons donc plus !
Oh! ma maîtresse, adieu!
Si nous faisons bien Pendant cette vie, Nous nous reverrons Dans l'heureuse patrie; Dans ce bienheureux lieu Nous nous reverrons toujours.
Qui nous a créés?
C'est bien l'Etre suprême ; Qui nous a rachetés?
C'est le fils de Dieu même.
Dieu seul est tout puissant, Nous ne sommes que néant.
Je prierai pour toi Dans cet Oratoire, Afin de nous revoir Tous deux dans la gloire.
Pour ce monde, adieu, Cette fois pour toujours !
Moderaio
J'ai long - teniiis ai - mé
ne jeu - ne
^^si^^^Pp^^g^^^
fil - le; Il me faut la quit - ter Peii-dant que la guer-re
Mal • gré la tant ai - mer. Il me faut la dé -lais-
-è-ix:
scr ; Mal - gré la tant ai - mer, 11 me faut la dé - lais - scr.
B identique ci A. — Variantes: 'Qu'un seul bien à tentation. — -Ces notes. — 'Inutile de te laisser.