‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romande (volume 2)Chapitre 109 sur 128 · Je suis fil - le sans a - niant, Et dé - lais - sée · texte numérisé non relu

Je suis fil - le sans a - niant, Et dé - lais - sée

puis Ions- temiis: Mon'amant nui est r'al-lé en Fran - ce Ile-

join-drc son beau ré - gi - ment. Moi je

til - le pour at-

^^^^p^^^^âH

ten - dre, i!,t je rat An bout de six ans tout au plus.

Son cher amant il est revenu.

S'en va tout droit an logis d'son père, En lui souhaitant le salut.

— Où est-(7 donc, ma chère Cell' que mon cœur aime le plus?

— Celle que ton cœur aime tant, Il s'est rendu dans un couvent, Dans un couvent de religieuses.

Passer sa vie en languissant, Mène une vie doulejerense.

Et jusqu'à la fin de ses jours.

Le garçon part au même instant.

Il s'en va tout droit-z-au couvent.

Tout aussitôt tire la clochette :

— Y a-t-il pas dans ce couvent, Je voudrais parler à ma maîtresse Encore une fois viens seulement.

La mère abbesse du couvent Lui répondit: Mon très cher enfant, Cessez vos pleurs, cessez vos larmes.

Dans ce couvent n'y a pas d'amants.

Celle qui posséda vos charmes Elle s'est rendue à nos couvents.

Chantée par Hbrcdle Pélissief,

joy

Ce pauvre amant fondant en pleurs Voj'ant venir la jeune sœur; Et de tout loin ils se saluent Tous deux les yeux versant des pleurs

— C'est moi qui suis la retenue, C'est vous amant, qui en avez les torts.

— Belle, tendez-moi votre doigt, Et faites un autre amant que moi.

Cet anneau d'cr que je vous donne.

C'est pour vous marquer ma foi.

Que jamais je n'en donne à d'autres.

Belle, souvenez-vous de moi.

— En me doimant cet anneau d'or, Mon cher amant, il est tombé mort.

Quelle tristesse pour une maîtresse, Après s'être longtemps aimé!

Jamais j'ai connu ta tendresse Jusqu'après ta mort.

— Puisque mon amant il est mort, Je veux qu'on ferme toutes les jiortes. Je veux le couronner des pleurs . . .

Et l'amant il se relève Et Z'rnnena la jeune sœur.

1844, à Châbles (Valais).

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