‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romande (volume 2)Chapitre 57 sur 128 · C'é - tait · texte numérisé non relu

C'é - tait

;,'ir - roii beau, bien fait, riebi- et jilai

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sant C'é-t.Tit|| -sant. Il ve - nait .son ■ vent Chez nous teii - (ire

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lient, .Me di - sait: .Mon co'ur, ji^ snis un gar-eou d'iion - neur

É^^^^^p^^^^^ii

Con - sen - tez, belle, à mes vœux, Ma- ri - ons-nous les deux.

Il faudrait d'abord

Que mon père en soit d'accord.

(Jar en vérité,

Sans sa volonté

Nous n'y ferons rien

C'est ce que vous savez bien.

l'arlons-en dès aujourd'hui,

l'estons fidèles amis, (bis)

Mon père étonné

Qui était mon bien-aimé

Me dit: Mou enfant,

Dès aujourd'hui je prétends,

Qu'en vérité vous renoncerez.

Oh! ma fille, ou vous serez

Enfermée dans un couvent

Et traitée durement, (bis)

Variantes de la mélodie dn Bon-.\u N" 4; cf. 1™ partie.

Voyuut le refus

De mon père avec abri [abiis|,

Je pria le dessein

De commettre un assassin ;

Je m'enfuis [m'en fus] un soir,

Au grand désespoir,

Tout droit dans sou lit.

Poussée du malin esjjrit;

Je lui plonge en fureur

Un couteau ilans le cœur.

Ingrat, sur Thonneur, ïu as ravi mon honneur, Ingrat, sur 'honneur, Tu viens me percer le cœur.

Car, en vérité, Je me vengerai, Et je tuerai

L'ont'ant que j'enfanterai ; Je me vengerai, (cruel) méchant.

Sur ce pauvre iinioccnt.

Après l'attentat.

De ce malheureux état

Je m'en fus chercher

Un grand couteau de lioudi

Je coupai alors

De mon père mort

La tête à l'instant,

La portant à mon aimant,

Lui disant: Tenez, voici,

Votre plus gi-and ennemi.

Après quelques jours,

Un enfant beau comme le jour

Étant [ayant] accouché[eJ,

Croyant mon crime caclié.

Poussée du démon,

Je pris ce poupon,

Par morceaux je le coupai;

Pour cacher ma cruauté,

Vite je l'ai enterré.

Mon aimant surpris D'un teUe forfait Me disant: Grand Dieu!

La belle, qu'as-tu fait? Je rends grâce à Dieu Et quitte ces lieux.

Et je te iiromet« De ne t'y revoir jamais ; Tu pourrais assurément Tn jour m'en faire autant.

M.iis Dieu, ce grand Dieu

(,Jni voyait mes crimes affreux,

Vrut bien nie puidr

D"un crime qui fait frémir;

Il veut que le sang

De cet innocent

Brouille à grands iiots

En dehors dessus mou corps.

Je mérite assurément

Un horrible tourment.

Filles de ces lieux t^ui voyez mes crimes affreux.

Tâchez donc soudain De vous comporter mieux.

Car, en vérité, La grande bonté De mon clier papa M'a réduite en cet état ; Évitez nu tel malheur Qui fait frémir les co'urs.

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