L'amante trahie
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A : Chansonnier Adèle Pktiunat, à Aile (Berne). Mélodie chantée par Marie Rossi, 1893, Aile. B: Chansonnier Alice Mauroux, 1899, Autigny (Fribourg) C • Chansonnier M. Gandee, Vaugondry (Neuehâtel). D : Chansonnier Julia Voirol, Les Genevez (Berne).
Nous les faisons suivre m extenso.
Tu m'as se - duit', j'é - tais geii - tille, A peine si
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j'a - vais seize ans; Tu m'as fait fuir de ma fa - mil - le
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Et ha - ïr de tous mes [la - rents ; Et pour
une au - tre tu m'ou - lili - es, In-grat m'ou - blie-ras - tu tou-
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Et tu ver - ras, lâche in - fà
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me Comme les femm's savent se ven - ger.
Tu m'a séduii, j'étais bien jeune, J'ai dix-huit ans et je suis mère,
A peine si j'avais seize ans, [gentille] Ingrat! et tu renies ton sang!
Tu m'as fait fuir de ma famille Et haïr de tous mes parents.
Refrain.
Et pour une autre tu m'oublies, Ingrat, m'oublieras-tu toujours?
Et tu verras, ô lâche infâme.
Comme les femmes savent se venger, his.
RoHsat, Les chansons populaires n, 2
Et cependant tu es le père
De ce pauvre innocent
Et pour une autre, etc. . . .
C'était hier devant l'autel.
L'on vit venir deux jeunes époux,
Tenant une enfant blonde et belle,
Tenant un ange d'amour.
Et sous son manteau de nourrice
Tenait un poignard caché.
Hélas! j'^ lance! hélas! il meurt, [hélas!]
Tiens ton enfant, ingrat, je me suis veng^
Tu m'as trahi, j'étais gentille.
Ingrat, je n'avais pas seize ans.
Tu m'as fait fuir de ma famille.
Haïr de tous mes parents.
Mais pour une autre tu me délaisses; Ingrat, je saurai me venger.
Mais dans tes bras j'espère encore Plus d'une fois m'y reposer, (bis)
J'ai dix-huit ans et je suis mère De ce jiauvre petit enfant, Dont tu ne veux être le père.
Ingrat, tu renies ton enfant.
Le lendemain à la chapelle
On y voyait les deux époux.
Mais derrière eux, une femme longue et belle,
Tenait un enfant dans ses bras.
Sous un manteau de cachemire
Un poignard y était caché.
Ah! tiens! voilà, ô lâche, infâme.
Comme une femme sait se venger! (bis)
Tu m'as trompée, j'étais gentille A l'âge de vingt ans, Tu m'as fait fuir de ma famille.
Maudire de mes parents.
Mais si demain tu te maries, Après m'avoir ainsi trompée ; Tu verras, ô lâche infâme Comment ion maître s'est vengé.
[ta maîtresse est vengée]
Je suis bien jeune et je suis mère.
Lâche, renierais-tu ton sang?
Et cependant tu es le père, De ce pauvre innocent.
Mais si demain, etc. . . .
Le lendemain dans la chapelle, Lorsqu'arrivèrent les tiancés, Agenouillés devant l'autel, Les mains jointes ils priaient.
Sous son manteau de cachemire, Un poignard elle tenait caché.
Tu meurs, ô lâche infâme, Comme ton maître s'est vengé.
Tu m'as connue, j'étais gentille ; A peine si j'avais seize ans.
J'ai dix-huit ans et je suis mère Et maintenant tu renies ton sang; Mais cependant tu es le père De ce petit être innocent.
Et tu me laisses pour une autre mai- Ingrat, je saurai me venger, [tresse.
Refrain.
Mais dans tes bras j'espère encore Plus d'une fois m'y reposer.
Le lendemain à la chapelle
Les deux époux s'y unissaient
Mais sur les marches du maître autel
Une pauvre femme y chancelait,
Que tenait-elle sous sa mantille?
Un poignard y était caché.
— Tu m'as fait fuir de ma famille
Et niaudii de tous mes parents.
Befrain.
Tiens, meurs, ô lâche infâme.
Vois comme ta maîtresse est vengée