L'Empoisonneur.] «Chançons nouvelle
Approche», je vous priée
... la, femrae[s] donneur^ lirhoimeur]
antendes de Marie
les grace[8] et la faveur
quele fait journellement
a ceux qui la relève, [révèrent]
(et) particulièrement
aux dévaux du rosaire, (dévots)
jétoit dans notre ville [J'étais] un très riche bourgoi; [bourgeois] donc larou une fille [il y avait] laquelles servoi chez moi, pour dir la ([lur) vérités, tre gracieuce et belle, mai mu brutalités me fît amoureux d'elles.
le si secret qui me blanie [le Ciel saorél
et qui sait mon malhew,
cet que javet ma femme [sait]
qui maimai en douceur;
mai moi, pour contenter
mes amoure insolante,
(il) [je] ¥0ulu debocher
notre jeune servante.
par prèsans et par langage jesperais (à) latraper, mais cette files sage [fille] ce prenet à pleurer,
me di(sant) sans diveres: [me dit sans dlfléreri moncieur s^est, je mètone [le nomî] que vous voulie abuser d'une povre personne.
cette files dans son ame elle résolut un jour davertire ma femme de mes salle amoure.
el[le] mens fit en (ce) secret de gran[de8] réprimance ; (il) [je] concu^ de regret, [conçus] une hain[e] tregrandes.
dans une rages extrêmes pouces par le desmon, [poussé] je conpoja a mois même [composai] un très rude poisons, donc le soir en soupans jendone a (tables) ma femme, (j'en donnai) la nui même suivant (en) mourus e rendi Ihame. [l'àniei
aux (cotil) [coffre] de (lastes) [la tille]
jan mis (et) secraitement,
et comme un homm[e] abiles
(il) [je] fit assuremans
pour couverire ma raysons
je fit ouvrir ma femme
laquelles etoit brûles
par le poison extrême.
comme un perfit de traite Ipcrtidc traitn
je reponflnit insis: [ainsi]
il faut que la servante
liait fait ce cous insis.
sou cofre par(e) supescion | suspicion |
je fit foulles San plus atandre, [fouiller
ou trouvas le poisons,
cito je la fit prendre.
étant en prison e [emprisonnée] j'ai i>oursuivit son prosez donc elle fit fut condannés par jugement exprets quelle seret aux giers [fers] pour être exe[c]ute6 ensuite elle seret pandue, aussi brulee.
la files lies honnchair [iléiionnnirei
tout le long du chemin
recitait le rosaire
quelle tenet en sa mains
imploran le cecoiir [secours]
de la vierge puissantes
que la fin de des jour \qu'h la fin de ce jour
la fit voit innocentes, [fît]
la files étant pandue,
une grande clairetes [clarté]
devant tout aparues, [tous]
la viei'ge açon cotes, [a son côté]
laquelle la soutenet
suspandues du rosaire
la vierge la préservet
par ces sainte prière, [ces]
citas on la fit dessandre [sitôt] et otes du gibet
la sitance toutes émue [l'assistancrl pour me prandre clies mois daborre (il) je fit surprit [fus] antandan ces nouvelle citot [je con]fesset ma tray[s]ont cruelles.
par très justes santance
bian tôt je fit juges [fus]
que devans lasistauce
(il) [je] alais vir brûles, [vif]
que la files seret danetmiser [indemnisée]
et que mes bian conisce. [confisqués]
Communiquée par M. l'abbé Daucoubt. Extraite par lui-même d'uu livre de comptes de Bourrignon (Berne) 1631.
Nous reproduisons textuellement cette copie en clurchant à en reconstituer le sens et en corrigeant également quelques erreurs manifestes de lecture du correspondant. Nous rétablissons la coupe régulière des vers que le manuscrit et la copie donnent bout à bout dans chaque strophe.
A remarquer le nombre de strophes: 13, et la curieuse pei'sistance de Vs au singulier, correspondant au manque de Vs plm-iel.