‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romande (volume 2)Chapitre 65 sur 128 · L'Empoisonneur.] «Chançons nouvelle · texte numérisé non relu

L'Empoisonneur.] «Chançons nouvelle

Approche», je vous priée

... la, femrae[s] donneur^ lirhoimeur]

antendes de Marie

les grace[8] et la faveur

quele fait journellement

a ceux qui la relève, [révèrent]

(et) particulièrement

aux dévaux du rosaire, (dévots)

jétoit dans notre ville [J'étais] un très riche bourgoi; [bourgeois] donc larou une fille [il y avait] laquelles servoi chez moi, pour dir la ([lur) vérités, tre gracieuce et belle, mai mu brutalités me fît amoureux d'elles.

le si secret qui me blanie [le Ciel saorél

et qui sait mon malhew,

cet que javet ma femme [sait]

qui maimai en douceur;

mai moi, pour contenter

mes amoure insolante,

(il) [je] ¥0ulu debocher

notre jeune servante.

par prèsans et par langage jesperais (à) latraper, mais cette files sage [fille] ce prenet à pleurer,

me di(sant) sans diveres: [me dit sans dlfléreri moncieur s^est, je mètone [le nomî] que vous voulie abuser d'une povre personne.

cette files dans son ame elle résolut un jour davertire ma femme de mes salle amoure.

el[le] mens fit en (ce) secret de gran[de8] réprimance ; (il) [je] concu^ de regret, [conçus] une hain[e] tregrandes.

dans une rages extrêmes pouces par le desmon, [poussé] je conpoja a mois même [composai] un très rude poisons, donc le soir en soupans jendone a (tables) ma femme, (j'en donnai) la nui même suivant (en) mourus e rendi Ihame. [l'àniei

aux (cotil) [coffre] de (lastes) [la tille]

jan mis (et) secraitement,

et comme un homm[e] abiles

(il) [je] fit assuremans

pour couverire ma raysons

je fit ouvrir ma femme

laquelles etoit brûles

par le poison extrême.

comme un perfit de traite Ipcrtidc traitn

je reponflnit insis: [ainsi]

il faut que la servante

liait fait ce cous insis.

sou cofre par(e) supescion | suspicion |

je fit foulles San plus atandre, [fouiller

ou trouvas le poisons,

cito je la fit prendre.

étant en prison e [emprisonnée] j'ai i>oursuivit son prosez donc elle fit fut condannés par jugement exprets quelle seret aux giers [fers] pour être exe[c]ute6 ensuite elle seret pandue, aussi brulee.

la files lies honnchair [iléiionnnirei

tout le long du chemin

recitait le rosaire

quelle tenet en sa mains

imploran le cecoiir [secours]

de la vierge puissantes

que la fin de des jour \qu'h la fin de ce jour

la fit voit innocentes, [fît]

la files étant pandue,

une grande clairetes [clarté]

devant tout aparues, [tous]

la viei'ge açon cotes, [a son côté]

laquelle la soutenet

suspandues du rosaire

la vierge la préservet

par ces sainte prière, [ces]

citas on la fit dessandre [sitôt] et otes du gibet

la sitance toutes émue [l'assistancrl pour me prandre clies mois daborre (il) je fit surprit [fus] antandan ces nouvelle citot [je con]fesset ma tray[s]ont cruelles.

par très justes santance

bian tôt je fit juges [fus]

que devans lasistauce

(il) [je] alais vir brûles, [vif]

que la files seret danetmiser [indemnisée]

et que mes bian conisce. [confisqués]

Communiquée par M. l'abbé Daucoubt. Extraite par lui-même d'uu livre de comptes de Bourrignon (Berne) 1631.

Nous reproduisons textuellement cette copie en clurchant à en reconstituer le sens et en corrigeant également quelques erreurs manifestes de lecture du correspondant. Nous rétablissons la coupe régulière des vers que le manuscrit et la copie donnent bout à bout dans chaque strophe.

A remarquer le nombre de strophes: 13, et la curieuse pei'sistance de Vs au singulier, correspondant au manque de Vs plm-iel.

Page 1