V. 2 : Pleurait, pensait à
Mais vois l'excès de ma misère, Et prends pitié de mes tourments.
Accorde une grâce dernière Au plus malheureux des amants.
Je vais faire un bien long voyage Peut-être pour ne plus te voir, 0 Lucy, que j'obtienne un gage Qui calme un peu mon désespoir.
Lucy frémit à ce langage Et pour lui montrer ses douleurs, Elle jeta sur le rivage Un mouchoir trempé de ses [ileurs.
Son amant le saisit bien vite. Cent fois le baise avec transport.
Le met sur son sein qui palpite, Et laisse enfin ce triste bord.
Bientôt dans un songe terrible, L'esprit frappé de noirs tableaux, Lucy voit ce mortel sensible Errer autour de ses rideaux.
Quel réveil, lorsqu'à la lumière Du pâle flambeau de la nuit, Lucy revoit cette ombre chère Paraître encor près de son lit!
Dès lors, quand la vague bruyante Vient se briser contre ces murs, Quand une chouette effrayante Se plaint dans ces dômes obscurs, Quand les vents, dans les soirs [d'automne, Prolongent des sons frémissants.
Partout l'ombre qui l'environne Semble répondre à ses accents.
Alleyro.
Un jour, un courrier se présente, Lucy l'aborde en frémissant.
Il rend à la plus tendre amante Son mouchoir arrosé de sang.
Elle y porte un regard farouche, Son cœur s'enfle, elle veut crier, Il sort un soupir de sa bouche.
Et ce soupir est le dernier.
Au bord d'u - ne mer
on - mail
vait ja - (lis
un ch;i
U - ne till
str. 8,
6 : Chercher la mort v. 7 : ces nouvelles str 7, v. 7 : De Lucie j'obtiens
V. 8 : Qui calmera mon désespoir V. 1 Soudain, il vit l'aimable Lucie Sentir augmenter sa douleur.
Elle lui jette par la grille Son mouchoir arrosé de pleurs.