‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romande (volume 2)Chapitre 89 sur 128 · S^^SS · texte numérisé non relu

S^^SS

Près d'un tu - teur dur et cru - el.

Déjà dans sa quinzième année Lucie brillait comme une fleur, Mais cette jeune infortunée Avait déjà donné son cœur.

Connaissant la voix qui l'appelle, Elle s'élance contre les barreaux, Et sur une frêle nacelle, Voit son amant au bord de l'eau.

Arthur n'avait pas de richesse:

Il était simple batelier; Mais au logis de sa maîtresse Il fut reçu comme écuyer.

Et il voyait avec tendresse Le tendre objet qu'il adorait, ]Mais une cruelle tristesse Trahit bientôt l'affreux secret.

Le tuteur (s')enflamme de colère.

Chasse Arthur de sa maison.

Lucie, triste et solitaire.

Fut mise au fond d'un noir dnnjnn.

Un jour que la pauvre Lucie Pleurait son sort et ses amours, Une voix touchante et plaintive S'élève du pied de la tour.

— Adieu, dit-il, ma douce amie !

Ne pouvant donc plus te revoû-, Oui, je renonce à la vie.

Ne pouvant plus vivre pour toi.

Je vais contre les Infidèles Chercher la mort dans les combats; Quand tu recevras de mes nouvelles.

Verse des pleurs sur mon trépas.

Un jour, un courrier se présente Et vers Lucie s'avança; Il tendit à la douce amante Un mouchoir baigné dans son sang.

Lucie jette un regard farouche :

Son cœur se serre et ne peut plus Sortit un soupir de sa bouche, [parler ; Et ce soupir fut le dernier.

Au bord d'une mer éoumante.

Vivait jadis dans un château Une jeune fille innocente, ^

Près d"un tuteur dur et cruel. /

A peine dans sa quinzième année, Lucie brillait comme une fleur.

Mais la pauvre infortunée Avait déjà promis son cœur.

Arthur n'avait point de richesse, N'était qu'un simple batelier, Dans le château de sa maîtresse.

S'était offert comme écuver.

Que pouvait faire cette amoureuse Entre grille et les verrou.i,' !

Se voir triste et malheureuse, S^élever du haut de la terre.

Elle mit la tête à la fenêtre.

Et vit sur une gaie nacelle Son amant au bord de l'eau.

Son amant au bord de l'eau,

— Adieu, charmante et douce amie, Nous ne pouvons plus nous revoir; Adieu, ma belle, je renonce à la vie.

Ne pouvant plus vivre sans toi.

Qui t'enflamma a de colère

Maria Arthur du château.

Et Lucie triste et solitaire

Fut mise au pied de ses beaux jours.

Je vais Vinfihle bravant,

L'atnour contre combat;

Quand tu i-ecevras de mes nouvelles,

Verse des larmes dans mou trépas.

Un jiiur, un (■dinrirr se iiivspnto. Liicio jotn un rogard lanuiclir,

l.ncic l'almiilc en firniissant ; VA, no |i(uivant plus dii'f un mot,

Il lui donna pour iiiarquc de tendresse l'n scmpir sortit île /a lioucdie,

l'n nniuclioir baigné dans son sang. Ce sonpir, ce fut le deiiiior.

grand ehà - teau de Fran

, Vi - vait ja-

gE^t1=T=;^fet^^fefe^

dis ilans un eas - tel U - no jeu - ne fille in - nn-

(•on - te, Près d'un tuteur dur et ern - el. U - ne jeu-

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ne fille in - no - cen - te. l'rès d'un tu - teiir dur et cru - el.

Dans un grand château de France Vivait jadis dans un cartel Une jeune fille innocente.

Près d'un tuteur dure cruel.

Oscar, enflammé de colère.

Chassa Arthur de sa maison ; Lucie, si triste et solitaire.

Fut mise au f(nid d'un noir cachot.

A iieine à sa quinzième année, Lucie brillait comme une fleur; Mais cette jeune infortunée Avait déjà promis son cœur.

Il voulait de sa destinée De cette enfant ^junir le sort, Mais cette jeune infortunée Eut mieux aimé subir la mort.

Adieu, dit-il, ma douce amie.

Puisque tu n'y peu.x rien pcuir moi.

Adieu, je renonce à la vie, Q'on se souvienne un Jour île moi.

J'irai contre les infiilèles Chercher la mort dans les combats, Adieu, Lucie tendre et sincère, Partout mou cœur suivra tes pas.

Pouvant plus retenir ses larmes, Qui coulent alors abondamment.

Hélas! l'amour a tant de charmes.

Tant de peine et tant de tourment !

Un soir qu'un courrier se présente, Lucie l'aborde en soupirant; 11 remit à Vindigne amante Un mouchoir inondé de sang.

Un soir, dans un songe terrible, Lucie frappée du tableau noir, 11 vit cette ombre chérie, Errer autour de ses rideaux.

Lucie, le saisissant bien vite, Elle voulait crier, elle voulait s'enfuir; Mais un soupir sort/ de sa bouche.

Et ce soupir fut le dernier.

i Lucie >

Au bord d'une mer écumante Vivait jadis dans un châte«M Une jeune fille innocente Près d'un tuteur dur et cruel.

César enflammé de colère.

Chassa Argus de sa maison,

Lucie, jeune et solitaire.

Fut mise au fond d'un grand donjon.

A peine au printemps de son âge, Lucie brillait comme une fleur.

Et comme elle était jeune et belle, Elle éclairait ces sombres bords.

Un soir que la jeune captive Pleurait, pensait à ses amours.

Une voix touchante et plaintive Se fit entendre du haut de la tour.

On voulait de sa destinée A l'avenir unir son sort.

Mais cette jeune infortunée Avait déjà donné son coeur.

Disant à sa touchante amie :

Penses-tu donc toujours à moi?

Et moi, je renonce à la vie.

Je ne puis plus vivre sans toi.

Argus n'avait pas de richesse, C'était un simple batelier, Et au logis de sa maîtresse Il vint s'offrir comme éçuver.

J'irai contrôleur à l'armée Chercher la mort dans les combats Lucie, que j'obtienne un gage Qui calme enfin mon d('sespoir.

Alors rinf(u-tunée s'agite.

Présentant de vives douleurs ; Elle lui fait passer par la grille Son mouchoir arrosé de pleurs.

(Curieux exemple de deux versions différentes de la même romance contenues dans le même cahier.) [R.] (Cf. D.)

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La Négresse >

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