‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 112 sur 128 · l'rès · texte numérisé non relu

l'rès

chez nous il va un ca - pi - tai - ne

Qui tous les jours En-tre-tient ses a-mours. Et eW me dit: 0 Dieu,

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iju'vous é - tes bel - le! J'voudrais un jour Jou-ir de vos a-mours! (moi seuH

tout par un beau jour,

Le malheureux Aime fair' ses adieux.

— Va, va, ingrat, puisque tu m'aban- J'irai vraiment [donnes,

Te .joindre au régiment.

Elle demande cent louis à son père,

Et dans Paris

Eir s'achète un habit:

Et un habit en dragon militaire:

Rien d'aussi beau,

La cocarde au chapeau.

Pendant ce temps, elle a suivi la troupe,

Pendant ce temps,

Elle a vu son amant.

— Brave soldat, mettez les pieds à terre.

Brave soldat,

Prenez vos arm's en main.

Oh ! oui, tous deux ils ont bien pris les Bien résolus, [armes.

Tous deux ont combattu.

Mais la fille qui était jeune et forte Fra])pa si fort, Mit son amant à mort.

Trois géiR'i-aiix ayant vil cette affaire, Monte à cheval comme un vrai capitaine, Trois généraux Monte à cheval

La veul'nt mettre en prison. Comme un vrai cavalier.

Kll' fut jugée à passer par les armes, Elle s'en va au château de son père: Mais l'Roi si bon — J'ai comliattn,

TiUi accorda son pardon. Mon amant ne vit plus!

Clianti'e par Mme Delpliine Uay, née en 1823, au Peuty, près Trient. — • liaus. de Mme Josette Lugoii-Wouilloz, Trient.

(Tahiieid

D. Près de chez nous il y a un Capitaine

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Près de chez nous il y a un ca - pi - tai - ne

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(Jui tous les jours En - tre - tient ses a-mours. Et

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me dit: ^lon Dieu qu'vous ê - tes bel - le! Je von-

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drais moi seul Jou - ir de vos a - mours.')

Chantée par Mme Lvdia Chappot-Lugon, née en 1886, Trient (de sa mère 1840—1907).

Allerfrettu ^- Derrière chez nous il y a un Capitaine

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1. Der-rièr' chez nous, il y a nu ca - pi - tai - ne Qui nuit et

jour En - tre - tient ses a-mours. 11 a bien jou - i des

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a-mours de la bel - le. Mais, hé-lasl l'in - grat s'en va chercher ail

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leurs. — Oh! va, in - grat, puis -que tu m'a - ban-

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don-nes, J'i - rai vrai-ment Te r'joindre au ré - gi - ment.')

Chantée par Maurice Nicollier, 1849, Prarayer (Bagnes). ') Les autres strophes sont identiques à C.

m. Vaud.

F. Voici cnftn une version vaudoise. très incomplète et altérée, dont je n'ai pu avoir la mélodie:

Derrière chez nous il y a une belle, Derrière chez mins il y a un capitaine Que nuit et jour s'entretient de la belle:

— Je voudrais bien jouir de vos amours.

S'étant jouf' des amours de la belle.

Ce malheureux vient lui faire ses adieux.

— Ah! va, ingrat, puisque tu m'abandonnes, J'irai vraiment te joindre an régiment.

Et tous les deux en ayant pris les armes. Et tous les deux ils se sont bien battus. La belle si belle, si belle et si forte, Frappa si fort, mit son amant à mort.

Trois généraux ayant vu la défaite, La réduisirent dans les prisons du Roi. Le Roi, si bon, lui accorda sa grâce:

Le Roi, si bon, lui accorda son pardon. I lians. de 1848 à Mme Caroline Doy, Ballaigues.

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