‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 113 sur 128 · La Mort du Porte-Enseigne · texte numérisé non relu

La Mort du Porte-Enseigne

Cette chanson fort répandue en France, s'est assez bien conser\'ée chez nous, puisque j'en ai retrouvé huit versions: cjuatre en Valais (A B C D), trois dans le Jura (E F G) et une dans le Pays de Vaud (H).

En voici la donnée: Des soldats, partis en guerre pour l'Angleterre, hvrent un combat à la suite duquel un jeune porte-enseigne est mortellement blessé. Sur sa demande, quatre ofRciers passent «la mer jolie» pour aller lui chercher sa mie. Lorsqu'elle arrive, il lui annonce sa mort prochaine. En vain veut-elle engager tout ce qu'elle possède pour essayer de guérir sa blessm-e: à minuit le pauvre amant expire et il est porté en terre par «quatre officiers de la guerre». Dans G, la jeune fille maudit la guerre qui lui a ravi celui qu'elle amie. A B et H ont un contre-sens: le blessé prie la belle de ne pas soupirer ou pleurer, car, dit-il, ma blessure n'est pas //rofondi. Les autres versions ont conservé la \Taie leçon: Avance, avance, beauté charmante, Car ma blessure me tourmente.

Fuis, lorsque ramante veut venilre tout ee ([u'elle a: N'engage rieu pour moi, ma blonde, Car ma blessure est trop profonde.

La version F a été remaniée par un auteui- moderne, (est-ce Biétrix lui-même y) qui a ajouté aux strophes 6 et 8 un quatrième vers du plus mauvais goût.

F ])arle aussi d'un <; Contremaître > ; on lit dans Puymaigre: «notre bon maître».

Une seule de nos mélodies (E) est en mineur; A reproduit en partie la mélodie notée par Tiersot.

Comme schéma i-ythmique, nous avons des quatrains de vers octosyllabiques, masculins et féminins, rimant deux par deux (aahh).

Voir Puymaigre, P. Mes. I p. 223 (Ulrich, Frz. Vlksl. p. 78, No. H7); — Tiersot, Alp.frç. p. 129: — Ritz, Hte-Sav. p. 20.

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