Le vintr - te - trois du mois d'à - vril
des, nous
faut ]iar-tir; -fc-
Nous faut par - tir, sol - dats de giier-
ïiS
re. Nous faut par - tir pour l'An - gle
Ne fur'nt jias sitôt arrivés, Qu'en bataille il fallut aller.
L'ont bien battu six jours de guerre Sans y avoir fait qu'une blessure.
Quand 1' grnéral vient à passer:
— N'y a-t-il pas de soldat blessé?
— Ohl non, oh! non, mon générale, 11 n'y en a qu'un qui porte enseigne.
— Quf porte enseigne, mon ami.
N'as-tu pas le regret d' mourir? [monde,
— L' plus grand regret que j'ai en c' C'est de mourir sans voir ma blonde.
— Si ta blond' peut te soulager.
Nous la t' envoy'rona bien chercher NTous la t'envoyerons chercher') Par quatre-z-officiers de guerre.
De tout loin qui [qu'il] la voit venir. Des pleurs, des larra's ils en ont dit. — N' soupirez pas tant, ma mi' blonde. Car ma blessur' n'est pas profonde.
— J'engagerai mon anneau d'or, .l'engagerai ma robe en soi'; .l'engag'rai aussi ma ceinture, Amant, pour guérir ta blessure
) Dans ce vers, prononcer: cherc/ière, 3 syllabes.
Roasat, Les Chansons populaires. I.
Qand il viendra sam'di matiu,
. Tu me verras porter en terre,
— X"engage rien ptmr moi au momie, Tu me verras porter eu terre, Car ma blessure est trop profonde. Par quatre-z-ofliciers de guerre.
— Quand il viendra sam'di matin.
Je te ferai faire un bouquet:
Je te ferai un bouquet d' roses, Amautj poui- mettr' sur ta poussière. Cbautée par .M. Pierre-Louis Revaz, 1852, Les Granges sur Salvan.
B. Chanson de Guerre
Moderato
Le vinst - i-inq du mois d'à - vril, Jo - lis sol
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faut par-tir.
Xous faut par - tir pour i'Angle-
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nos très ai-malil's sol-dats de etier - re.
En Angleterre étant arrivés.
En bataille nous faut aller.
Ont bien battu cinq, à six heures.
Sans ftouvolr faire aucune chose.
Le cai)itaine vient demander:
— Avez-vous rien quelqu'un d' blessé V
— Oh! oui, oh! oui, mon capitaine.
C'est notre joli porte-enseigne.
— l'orte-enseigne, mon ami, N'as-tu point regret de mourir?
— Tous les regrets que j'ai en ce monde C'est de mourir sans voir ma blonde.
— Si ta blonde peut t' fair' liuérir.
Ta mi' nous la ferons venir!
Nous ferons venir ta mie
Par trois garçons de la marine.
Quand la blond' fut arrivé', De pleurs, de larmes ils ont versés.
— Pleurez pas tant, mie de Londres, Ma blessure n'est pas profonde.
— J'engagerai mon diamant, Mamontre en or, mon ceinturon (l'argent, J'engagerai mon manteau et ma ceinture, Cher amant, pour guérir ta blessure.
— Mie, n'engagez rien pour moi.
Puisque mourir je le dois:
Tu me feras porter en terre Par quatre grenadiers de guerre.
Chantée par Mlle Béatrice Epiney, 1895, St. Jean, Anniviors. Mme Christine Buthev, Fullv,
('. La Mort du Porte-Enseigne
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