‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 116 sur 128 · Voi - ci · texte numérisé non relu

Voi - ci

li mois de mai,

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faut par - tir:

Nous faut par - tir pour l'An - gle

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re Pour al - 1er com - men - cer la guer - re.

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Et quand on fut sur la frontière, On fit ranger nos bataillons, [bannière, l'rois coups d'canon (ils ont tiré) sur la Nous ont réduits presque en poussière.

Mon colonel s'est avancé:

— N'y a-t-il personn' de blessé?

— Oh ! si, oh ! si, mon coloneHe,

Il n'y a que moi qui porte enseigne.

• ') Le schéma rythmique de cette strophe 4 se rétablit en ne répétant pas le premier vers, comme dans les antres couplets. Au contraire, à la Qbnw strophe, il faut bisser le 2e vers.

— Ali! si tu portes enseigne, N'as-tu pas peur d'y mourirV

— Tout le regret (lue j'ai-z-au monde, C'est d'y mourir sans voir ma blonde.

— Si ta blessure t'y tourment', J'engagerai ma robe eu soi', J'engagerai tout' ma monture, Aimant, jjour guérir ta blessure.

— Si ta blond' peut te soulager, Il faudra l'envoyer chercher, Par quatre officiers d' la marine ((•ui passeront la mer jolie.

— N'y engage rien pour moi, la bell', Car à minuit j'y serai mort; J'y serai mort, porté-z-en terre Pai- ([uatre officiers de la guerre.

Ohl de tout loin qu'ils se sont vus Voilà lu mienuit sonné',

Son pauvre cœur fait un soupir. Qu' l'officier soit décédé,

— Avance, avanc", beauté charmante. Soit décédé, porté-z-en terre

<:ar ma blessure me tourmente. Par quatre officiers de la guerre!

Chantée par Mme Joséphine Boinay-Corbat, née en 1837, à Vendlincourt. Mlle Rose Vatré, née en 1864, à Vendlincourt. — Chans. de Mme Joséphine Boinav-Corbat. Vendlincourt.

F. Le Contremaître mourant

Le vingt-cinquième du mois d'avril, De Flandre nous sommes partis Avec vingt-cinq vaisseaux de guerre, Pour arriver en Angleterre.

En Angleterre sont arrivés, Trois coups de canon ils ont tiré; Ils ont tiré sur les derrières.

Les ont réduits presque en poussière.

Le caiiitaine s'est informé:

— N'y a-t-il personne qui soit blessé?

— Ohl oui, oh! oui, mon caiiitaine.

Il y en a-t-un, le contremaître.

— Le contremaître est mon ami ; N'est-il pas en danger d'en mourir?

■ — Oh! ma blessure est si protonde Qu'il me faudra quitter ce monde.

Je ne regrette pas ce monde.

Je ne regrette que ma blonde.

M. A. BiétrLx, Vieilles Chans. du X Ville siècle, de l'Ecole Cantonale de Porrentnty).

— Si ta blonde te peut soulager.

Ta blonde, nous l'enverrons chercher, Par trois soldats de la marine.

Qui passeront la mer .jolie.

Lorsque la belle fut arrivée Qu'elle vit son amant blessé.

Elle le mouille de ses larmes, Ne pouvant vaincre ses alarmes.

— Si ta blessure on peut guérir J'engagerai mes blancs jupons, Ma bague d'or et ma ceinture.

Amant, pour guérir ta blessure.

— Embrasse-moi, ma douce amie, Car c'est pour la dernière fois.

Tout en l'emhrassant il expire, Quelle douleur pour sa chère amie!

91, No. 14 (Maouscr.

(t. 11 faut partir

C'est au viugt-cinq du mois d'avril, En Flandre, en Flandre, il faut iiartir. Il faut partir pour l'Angleterre, Pour y aller ('onimencei- la guerre.

Eu Angleterre sont arrivés, Trois coups de canon ils ont tin'; Ils ont tiré sur la Bavière, Ils Vont réduii toute eu poussière.

Le colonel vient à passer:

— N'y a-t-il point de soldat blessé V

— Oh! non, oh! non, mon coloneHe, Il n'y a (jiie mui qui porte enseigne.

— Si tu portes enseigne, mon ami.

N'as-tu pas regret d'en mourir?

— Tous les regrets que j'ai au monde, C'est d"y mourir sans voir ma blonde.

— Si ta blonde peut te soulager.

L'on te l'enverra bien chercher.

Par quatre soldats de la marine Qui passeront la mer jolie.

De tout le loin la voit venir, Son joli cœur se réjouit.

— Arrive, arrive, beauté charmante.

Car ma blessure nry timrmente.

— J'engagerai mon god^llon.

Ma robe, aussi mon blanc jupon, Ma bague en or et ma ceinture, Et moi, pour guérir ta blessure.

— N'engage rien, la belle, iwur moi.

Tout' chose au monde ne sert de rien ; Car ma blessure est si profonde Qu'il me faudra quitter ce monde

Entre les onze et la minuit, Je serai mort et ensev'li.

Tu m'y verras porter en terre Par quatre officiers de la guerre.

— Oh! tout le temps que je vivrai.

Toujours la guerre je maudirai I

Je maudirai toujours la guerre D'avoir tué celui que j'aime.

Chans. Mlle Marie Collin, de Fregiécourt, à Blochmont (Alsace) [Commun, liar Mme Fenk-Mouche, à Porrentruy].

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