‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 15 sur 128 · I. Valais · texte numérisé non relu

I. Valais

A. Le Flambeau d'Amour

1. Qui veut en - tendre u -ne chan-son d'u - ne jeu - ne de-moi-

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Que tous les jours el - le pieu - rait

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Que tous les

lais - sait.

— Je vous irai[s] bien voir ce soir, mais j'appréhende votre père.

Permettez-[moi] d'ouvrir la tour, "^

Je vous irai voir tous les jours. /

— Cher amant, si vous v'nez ce soir, j' mettrai flambeau pour enseigne.

Pendant qu' le flambeau durera.

Mon cher amant, ne tardez pas.

L'a bien roulé toute la nuit sans voir ni flambeau ni enseigne. Il est allé au pied d' la cour [tour] Où la belle a promis ses amours.

Quand vint le lendemain matin que la belle ell' se réveille, Regarde en haut, regarde en bas.

Elle voit son amant au trépas.

— 0 ma, ô ma cruelle mort, qu' tu me causes bien des peines!

Tu m'as eiil'vé la vi' du corps.

Et puis tu me le laisses mort.

S'il fallait un' goutt" de mon sang, j'en i)ercerai[9] tout's mes veines; Je lais8erai[3j couler tout mon sang .

Pour r'susciter mon cher amant.

8, ■ ■Te m'en Irai dedans ce bois tout comme a fait la sauterelle^) ; Je m'en irai finir mes jours Comme mon amant (a fini) ses amours.

Chantée par Mme Lydia Chappot-Lugon, née en 1886, Trient. — Chans. de 1864, à Mme Philomène Moret-Wouilloz, née en 1842, Trient; Mme Josette Lugon-Wouilloz, Trient (Comm. par Mme Emma Cretton, Trient).

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