Qui veut en-tenilre u - ne ehan - son fai - te d'u-ne
bien bel - le til - le? Son pè - re la tit ren-fer-mer
Pour son cher a - mant ou - bli - er.
Il lit bàtire | une tour, une si haute forteresse; La fit bâtir près de la mer \
Ou personn' n y peut aller voir. I
Mais lorsque l'amant eut appris de sa mie triste nouvelle: — Quand je devrais souffrir la mort.
J'irai la voir dans ses cachots.
Et l'amant se mit à marcher le long de ce double rivage. Ne vit ni lumièr' ni flambeau; Il s'est assis sur un tombeau.
La mer furieuse s'éleva qui l'engloutit parmi ses ondes. La mer apaisa son courroux, Le rendit mort derrièr' la tour.
•) Altération pour tourterelle.
La beir se mit à la fenêtre, vit le cadavr' derrièr' la toure, Elle 8e retire aussitôt, 1 , .
Elle pleura amèrement. )
— Mère, donnez-moi un drap blanc, des planches pour faire une bière:
Je veux faire | et enterrer
Mon cher amant qui est trépassé.
— Ma fille, reconsolez-vous ; nous ouvrirons les forteresses.
Demain nous ouvrirons la tour, Vous sortirez au point du jour.
— Mère, ce n'est plus le temps, de sortir l'oiseau de la cage;
Mère, ce n'est plus le temps
De me donner la clef dés champs').
" Chantée par Mme Berney-Piguet, née en 1850, Crêt-Orient, Sentier.