‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 18 sur 128 · IV. Neuchâtel · texte numérisé non relu

IV. Neuchâtel

D. L'Amant noyé Qui veut entendre une chanson faite d'une tant belle tille, Qu'elle se plaignait de son amant (bis) Qui l'allait voir trop rarement.

— Amant, si vous veniez me voir, je mettrai flambeau pour enseigne.

Tandis que le flambeau brider.i Jamais l'amour ne s'éteindra

Le bel amant s'en est allé, s'éloigna de ces riants bocages. Il s'est assis sur un vaisseau.

Croyant d'y voir l'enseigne du flambeau.

La mer farouche l'engloutit, le renversa parmi ses ondes. La mer farouche le rendit mort, Le rendit mort au pied du vaisseau.

Par un dimanche la matinée, la belle se mit à la fenêtre. Regarde en haut, regarde en bas, Voit son amant qui est an trépas.

— Cruelle chose que d'aimer quand on n'a pas ce que l'on aime!

Oh ! hier au soir j'avais un amant.

Le voilà mort présentement!

Je m'en irai sur ce rocher pour y cueilhr la violette.

J'en cueilh'rai suffisamment

Pour mettre tin à (tous) mes tourments. Chans. de 1870, M. James Riibeli (par M. Léopold Frcy, La Coudrei.

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